JMR Cantabile Suprême Série limitée 10ème anniversaire : en écoute chez Hifissimo St-Lazare et Monge

JMR Cantabile Suprême : Série limitée 10ème anniversaireA l’occasion du 10ème anniversaire de la Cantabile, l’équipe du fabricant français Jean Marie Reynaud nous propose une série limitée intégrant des améliorations dignes des produits les plus haut de gamme de la marque, offrant une écoute tout en transparence, matière et fluidité.
La finition noire laquée est de toute beauté.

Elle est enfin en écoute chez Hifissimo Saint-Lazare et Monge.

Attention la quantité est ultra limitée.

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JMR Cantabile Suprême : Série limitée 10ème anniversaire

JMR Cantabile Suprême : Série limitée 10ème anniversaireA l’occasion du 10ème anniversaire de la Cantabile, l’équipe du fabricant français Jean Marie Reynaud nous propose une série limitée intégrant des améliorations dignes des produits les plus haut de gamme de la marque, offrant une écoute tout en transparence, matière et fluidité.
La finition noire laquée est de toute beauté.
Elle sera en écoute très prochainement chez Hifissimo Saint-Lazare et Monge.

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Attention la quantité sera ultra limitée

Les câbles, ces inconnus

Câble enceinte Oehlbach 1063 4mm²Le câble est un symbole. Pas le symbole du câble ombilical, comme le titre de cet article le laisse penser, mais celui de la victoire de l’oreille sur la machine. Car la machine ne mesure pas,ou très mal, la différence de qualité qu’il peut exister entre un câble ordinaire et un câble haute définition(HD). Les « zoreilles », elles, oui, et même assez facilement. Et les utilisateurs qui ont acheté des câbles HD avec un gros doute, ont généralement été vite convaincu du résultat, de la différence, bien présente, palpable et audible. Un câble HD, ça s’entend, et c’est meilleur.

Et pourtant, quoi de plus banal, de plus insignifiant et de moins sexy qu’un bout de fil électrique ?
Quoi de plus idiot que transporter un signal audio d’un appareil à un autre ?
Il n’y a pas de changement d’énergie mécanique en énergie électrique, il n’y a pas d’amplification, pas de transformation, rien… ou presque. Car si on y réfléchit un instant, on se rend compte qu’il est finalement extrêmement compliqué de faire passer un signal complexe, multi-octaves, aux changements d’intensité si rapides et si gigantesques, sans altérer aucune de ses informations… Car là est le but : le câble ne doit pas abîmer les informations qu’il transporte, il doit se faire totalement oublier. Hors en tant que pièce électrique, il a une résistance, il retient des informations, qui n’arriveront jamais à destination.

Maintenant il est vrai que selon les appareils connectés, la différence est plus ou moins perceptible. Mais heureusement, la guerre entre les défenseurs et les détracteurs appartient au passé,et plus personne aujourd’hui ne conteste encore sérieusement l’intérêt des bons câbles de liaison.

On pense que les signaux électriques qui propagent les graves et ceux qui propagent les aigus ne se déplacent pas tout à fait de la même façon à l’intérieur du câble. Ainsi a-t-on pu déterminer que selon les styles de câbles(diamètre, nature des matériaux, taille et nombre de brins,mélange de matériaux, isolation de certains brins par un vernis, type de tressage des brins, conception symétrique ou pas), le résultat varie assez fortement.

Qu’est ce que ça change ?
On peut dire, et cela peut paraître paradoxal, qu’un bon câble est un câble qui ne fait rien, ou qui en fait le moins possible. Un bon câble, ça doit être invisible, enfin inaudible! Et par conséquent, il est erroné de parler des apports d’un câble par rapport à un autre. On doit parler, au contraire, de la discrétion des câbles, plus ou moins grande. Un bon câble, donc, va :

– rétablir un meilleur équilibre tonal entre les médiums et les aigus.

– restaurer la dynamique d’origine.

– remettre en valeur le relief naturel.

– restituer le rapport entre les détails de premier plan et ceux d’arrière plan.

– reconstituer la profondeur de l’image.

Comment les choisir :
Une règle tend de plus en plus à se dégager : la qualité et la personnalité des câbles semble être due en grand partie à la qualité du métal qui les compose. Il paraît donc prudent de constituer toute sa chaîne avec la même marque, pour avoir à faire à un seul fournisseur de métal.

Pour un câble d’enceinte, une ou deux règles simples :
il transporte une grande quantité de courant, donc plus il est gros, moins il oppose de résistance au passage de ce courant, et meilleur est le résultat. On déduit facilement que plus la longueur est importante, plus le câble doit être gros. A titre de repère, je conseille souvent de prendre du 2.5 mm2 pour des longueurs inférieures à 6/7 mètres, et de passer au 4 mm2 pour les longueurs de plus de 7 mètres.

Le câble a un sens, il est étudié pour véhiculer des signaux dont la courbe a été analysée, aussi il faut respecter le sens ampli – enceinte qui est indiqué parle sens d’écriture de la marque sur le câble. Il faut lire la marque dans le sens ampli – enceintes…

c’est idiot mais des fois on oublie : le plus sur le plus, le moins sur le moins (rouge sur rouge, noir sur noir). La dessus, je ne vous donne aucune dérogation, le son est horrible car les graves disparaissent, se déplacent et créent un trou entre les enceintes, quand il y a une inversion sur une des deux enceintes (on appelle ça une opposition de phase).

Pour le câble de modulation, il faut tenir compte de quelques facteurs, également :
choisir les câbles les plus courts possibles, car plus ils sont courts, moins ils opposent de résistance, et donc plus ils seront discrets.

Il est inutile de dépenser trop d’argent sur les maillons bas de gamme, ou qui diffusent une bande passante réduite, comme le tuner, ou votre platine K7 si c’est un modèle moyen. Par conte, entre un ampli et un préampli, entre un lecteur CD, Laserdisc ou DVD : mettez le paquet ! Plus il est cher, meilleur il est. Mais là encore, pas de délire, c’est inutile de dépenser de l’argent si votre matériel n’est pas à la hauteur. Un truc auquel je me réfère souvent : investir 1/10e du prix de votre lecteur dans son câble de liaison paraît être une dépense équilibrée.

OFC, ça veut dire quoi ?
On lit souvent la mention OFC sur les câbles : ça veut dire Oxygene Free Copper « cuivre sans oxygène ».

Leur raison d’être est assez simple (enfin façon de parler!) :
Les fréquences aigus se déplacent plus vite, plus librement, quand la résistance est la plus faible, c’est à dire à l’extérieur du câble. Mais le brin qui se situe à l’extérieur va bouger sans cesse entre l’intérieur et l’extérieur. Donc les fréquences aigus vont sauter en permanence d’un brin à l’autre pour rester toujours à l’extérieur. Sinon, elles sont ralenties par rapport aux fréquences graves, et on constate un décalage, qui donne une impression audible de perte de précision,et de flou. Pour pouvoir sauter ainsi d’un brin à l’autre en douceur, sans perte, il faut que rien ne vienne gêner ce transfert, et donc surtout pas d’oxydation. Autre facteur, les cristaux. Un câble en cuivre est composé de cristaux (1500 par 30cm pour un cuivre trè spur) que le courant traverse. Chaque passage d’un cristaux à l’autre génère une distorsion qui sera d’autant plus importante que le câble aura été fondu en présence d’oxygène, qui favorise la formation de dioxydes. Donc les câbles sérieux sont traités anti-oxydation, tout simplement (ouf !)

Un petit mot au passage pour la bi-amplification :
On sait que les fréquences graves véhiculent un champ magnétique très important. On sait aussi que ce champ magnétique, au niveau microscopique, modifie les caractéristiques électriques du câble, qui a son tour modifie les caractéristiques magnétiques des fréquences élevées, plus faibles et plus fragiles… C’est pourquoi (entre autres, car je ne parle ici que de la partie câble) la bi-amplification, avec filtre de séparation immédiatement derrière les amplis, et bi-câblage, donne de si bons résultats: les fréquences graves sont isolées des aigus, et ne provoquent pas les perturbations magnétiques décrites plus haut. Le son est ainsi plus vrai, plus franc, plus dynamique.

Jean-Patrick Grumberg