Comment choisir son écran de projection

Ecran de projection
Il existe quatre grandes familles d’écran :

  • Les écrans mat
  • Les écrans réfléchissants ou « à gain »
  • Les écrans pour la projection par l’arrière
  • Les écrans trans sonores.

Avant toute chose, il me faut tuer une idée reçue :
il n’y a pas de piles dans un écran ! Un écran ne peut pas fabriquer de la lumière ! Et donc croire qu’un écran « à gain » ajoute du gain, ou de la puissance, est une pure idiotie !

En fait, l’écran à gain ne renvoie pas plus de lumière qu’il n’en reçoit, il la concentre. Il la prend sur les bords et la concentre… au centre. C’est d’ailleurs ces toiles là qui sont responsables du phénomène de point chaud qu’on attribue à tord aux projecteurs.

Le gain d’un écran, c’est la différence entre le point le plus lumineux et le point le plus sombre. Une toile à gain de 1 renvoie la même quantité de lumière en tous ses points. La différence entre les bords et le centre est négligeable. La toile est un peu comme une feuille de papier. Elle réfléchit la lumière dans toutes les directions avec la même intensité.

L’écran a gain de 10, à l’inverse, renvoie dix fois plus de lumière en son centre que sur ses bords. De plus, il réfléchit la lumière dans une direction qui dépend du type de toile. Donc vous savez maintenant ce que le mot « gain » veut dire : c’est l’écart de lumière entre les bords et le centre de la toile.

Chez Dalite, par exemple, le Video Spectra renvoie la lumière dans la direction opposée à son point d’origine, comme une balle de billard. Leur toile High Power, à l’inverse, renvoie la lumière dans la même direction que son point d’origine. Pour choisir un des ces types de toiles, on tient compte de l’emplacement du projecteur par rapport à l’axe de la toile. Si les spectateurs et le projecteur sont du même coté de l’axe (donc projecteur au sol), on choisira une toile High Power, car la réflexion se fera vers le bas, vers les spectateurs, alors qu’elle se ferait vers le plafond avec une toile vidéo spectra. Et inversement si l’écran est placé au plafond, donc de l’autre coté de l’axe. Si dans ce cas on utilisait une toile High Power, alors la lumière serait réfléchie vers le plafond, et les spectateurs en perdraient sa puissance, en raison de la forte directivité de la toile.

Choisir un écran avec gain, c’est concentrer la lumière en son centre, c’est donc fabriquer un point chaud, et c’est également renvoyer la lumière dans une certaine direction, qu’il ne faut pas se tromper de choisir. C’est aussi détériorer la façon dont les différents spectateurs voient l’image : les gens sur les cotés du canapé verront moins de lumière que les gens assis au centre.

Vous aurez compris qu’un écran avec gain doit être utilisé pour répondre à des cas particuliers – si on ne peut pas faire le noir total, par exemple – et que le contraste manque cruellement. A l’inverse, chaque fois que c’est possible, la toile mat est de loin le choix recommandé, car elle ne présente aucun des défauts des toiles avec gain, et préserve un parfait équilibre des couleurs.

En conclusion, je préfère toujours conseiller les toiles sans gain quand l’angle de vision n’est pas trop fort, et quand on peut faire le noir. Le contraste est certes un peu moindre, et c’est pour cela que les écrans à fort gain sont souvent suggérés pour aller avec les projecteurs de faible puissance, mais ceci est un stratagème qui a une influence néfaste sur la qualité. Quand la lumière est la même en tous points, quand on choisit donc une toile mat, on obtient un résultat plus proche de celui d’une salle de cinéma.

Un mot sur les toiles trans-sonores. Ce sont des toiles percées de petits trous qui laissent passer le son, et qui permettent de placer la voie centrale, voire même les trois enceintes frontales, derrière l’écran. Raisonnons un instant. Les trous en questions représentent environ 30% de la surface totale, et laissent donc passer 30% de la lumière. Il faut donc accepter l’idée que 30% de la puissance de votre projecteur va être totalement perdue ! Quand on voit le prix des projecteurs, et les sommes qu’il faut dépenser pour s’offrir une machine puissante, je pense qu’on doit regarder à deux fois avant de se payer la fantaisie d’un écran trans sonore. Autant dire qu’il faut l’utiliser en dernier ressort, quand on ne peut pas faire autrement…

Maintenant que vous savez quelle toile convient à votre besoin, vous vous demandez évidemment ce qui distingue une marque d’une autre ! Ce point me rappelle une anecdote. Il y a quelques années, la marque Dalite (une des deux meilleures marques au monde avec Stewart) a embauché un chimiste. Celui ci expliquait que lorsqu’il est arrivé dans cette société, il s’est demandé pourquoi diable des fabricants de toile d’écran avaient besoin d’un chimiste. Puis, au bout de quelques mois, il s’est demandé pourquoi ils avaient attendu si longtemps pour en embaucher un !

On peut projeter une image sur un mur blanc, sur une toile cirée, sur du tissu acheté au mètre. Mais la colorimétrie n’est pas respectée. Les blancs sont un peu jaune, les rouges tirent sur l’orange…bref une toile n’est pas juste un bout de tissu, en fait. C’est une matière composée de micro particules, étudiée avec soin pour réfléchir la lumière avec le moins de déformations possibles, le moins de changement entre la couleur originale et la couleur « reproduite », avec, vous l’avez lu plus haut, la même uniformité, ou la directivité voulue. Et puis il y a le coté mécanique. Avec une toile de qualité moyenne, avec une marque bas de gamme, avec un modèle trop bon marché, les bords ont tendance à rebiquer comme la toile cirée de votre cuisine, ou pire, ça sent le plastique !

Aussi, là encore, il n’y a pas de miracle :la qualité se paye, et on en a toujours pour son argent ! mais je veux attirer votre attention sur le fait qu’un écran, on le garde de longues années,aussi, il ne faut pas raisonner en dépense, mais en investissement.

Enfin, pour que cette fiche soit complète, il faut parler des toiles mécaniques, électriques, et tendues. Là, il n’y a pas grand chose à dire, certes, sinon que cela dépend de votre environnement. Si votre écran se trouve devant une fenêtre, une porte, et que vous le montez et le descendez tout le temps, il vaut mieux aller vers un écran électrique. Mais si, par contre, vous consacrez une pièce à votre installation Home Cinéma, il n’y a rien de mieux qu’une toile tendue, ou encore appelée trampoline.

Jean-Patrick Grumberg

Agrandir la taille de projection

Votre salle Home Cinéma n’est pas assez longue et donc l’image de votre vidéo projecteur n’est pas aussi grande que vous le voudriez ?

Voici un truc de pro à faire vous même :

  • fixez votre projecteur le long du mur du fond,à environ 1 mètre du sol (il y a des supports qui permettent cela)
  • faites le pointer vers le plafond.
  • installez au plafond, avec un angle de 45°, un miroir qui pointe vers l’écran. Vous aurez commandé à votre vitrier un miroir spécial dont la couche réfléchissante se trouve sur la surface, et non pas dessous.

piece virtuelle

Vous aurez ainsi gagné le 1.5 m qui vous manque pour avoir enfin une image à la dimension de vos souhaits, et ce sans aucune perte de qualité !

Jean Patrick Grumberg

© Hifissimo 2002
Toute utilisation ou reproduction est soumise à autorisation. (qu’on ne vous refusera très probablement pas)

De l’importance de l’enceinte centrale

Enceinte centraleQuelle est l’enceinte la plus importante d’une install Home Cinéma? La centrale.

La centrale reproduit les dialogues, que l’oreille est habituée à entendre. Une voix plus métallique que nature, trop fluette, trop aigu, notre oreille va tout de suite la détecter. Il nous est facile de savoir si une voix est réaliste ou pas, si elle manque de relief. Le lancement d’un missile, le crépitement d’une mitraillette, l’explosion d’un dépôt de munition, ou bien encore le bruit du moteur d’une Rolls Royce lancée à 200 Km/h sur un chemin de graviers, avec ses pneus qui crissent comme sur du bitume, et bien je ne suis pas sûr que nous soyons nombreux à connaître leur son authentique ! A l’inverse, si une voix est nasillarde, si elle manque de renfort dans le grave, si elle manque d’ouverture, l’oreille s’en aperçoit immédiatement (avec un peu d’attention et de bonne volonté tout de même)

Ensuite, et surtout pour ceux qui ont un écran de 2 m de large, il faut que la largeur du son qui vient de la centrale corresponde à la largeur de l’image… là, on commence à entrer sur le terrain glissant de l’ouverture sonore. Il faut que le son s’ouvre devant vous et que les voix soient pleines, amples, qu’elles aient du coffre, qu’elles remplissent l’écran. Avez vous remarqué combien d’enceintes semblent faire sortir les voix d’un petit trou, d’une petite boîte ? C’est tout à fait décevant, et c’est pourquoi les amateurs exigeants renoncent à acheter des packs constitués de toutes petites enceintes de la même marque que l’électronique. Mais laissez moi vous dire que toutes les enceintes centrales ‘classiques’ ne tiennent pas non plus cette promesse.

Et ce n’est pas tout ! La centrale s’occupe aussi de reproduire une bonne partie des bruitages du film, les ambiances sonores, et la musique de fond. Le fabricant moyen est totalement incapable, avec des haut parleurs moyens, et son savoir faire moyen, de construire une centrale qui permette aux voix de sortir de ce brouhaha sans les rendre agressives, sans les pousser vers l’aigu. La plupart du temps, soit les dialogues sont difficile à suivre, soit ils tirent vers le haut du spectre. Et presque toutes les enceintes font un compromis entre ces deux problèmes : trop réalistes, les voix ne s’entendent pas clairement, trop claires, elles fatiguent l’oreille et manquent de virilité. Heureusement que les autres enceintes sont là pour endormir votre jugement ! Faites l’essai et écoutez votre centrale, toute seule, juste une fois, sans indulgence envers l’excellent choix que vous pensez avoir fait lors de votre achat…vous allez m’en reparler. Vous n’entendez rien ? retournez au cinéma,et écoutez ce qui vient de derrière l’écran, fermez les yeux, et imaginez la taille du personnage, selon sa voix. Maintenant retournez chez vous, et recommencez la même chose. Vous avez compris là ?!

Sans oublier bien entendu que la centrale doit faire ce travail en conservant une parfaite et totale homogénéité sonore avec les 4 autres enceintes…

Et pour ne pas oublier de jeter l’eau du bain avec le bébé, j’ai gardé pour la fin le petit surplus d’âme indispensable à une bonne centrale, la dimension verticale du son. Car ce n’est pas tout de réussir à faire sortir les voix avec du relief, du volume, et du grain. Ce n’est pas tout de réussir à distinguer les dialogues parfaitement, malgré les bruitages, sans les rendre agressifs, et de leur donner une ouverture à la dimension de votre écran. Encore faut il que le son remplisse l’espace vertical. On ne veut pas que le son soit plat, et qu’il ne permette pas de distinguer dans l’espace les emplacements des voix et des instruments qui tentent sans cesse de s’étouffer les uns les autres…

Une bonne enceinte centrale doit donner l’impression de mesurer la surface d’un écran de 2 m de large par 1.50 m de haut. Voilà tout. Si vous n’avez pas cela chez vous, et bien il faut vous remettre au travail de recherche et d’écoutes, et aller chercher les vraies centrales des vrais fabricants de talent. Vous aurez vite fait le tour, j’en ai à peine compté une dizaine.

Jean Patrick Grumberg
© Hifissimo 2002
Toute utilisation ou reproduction est soumise à autorisation.(qu’on ne vous refusera très probablement pas)

De la fibre au coaxial

fibre vs coaxialIntroduction :
L’idée d’un test comparatif entre les fibres optiques et les câbles coaxiaux ne date pas d’hier ! Très souvent, cette question épineuse revient sur les forums, sur les newsgroups et dans les magasins, principalement posée par de nouveaux acheteurs de matériel Home cinéma, qui se demandent comment relier leur DVD à leur ampli Home-ciné. Chacun y va alors de son expérience et de ses convictions : certains argumentent qu’en informatique, des réseaux entiers sont construits en coaxial sans le moindre problème, d’autre que la fibre optique présentent une insensibilité totales aux perturbations extérieures,et enfin, le coup de massue arrive très souvent, avec une forte tête qui déclare d’un ton assuré que quand on transmet un signal numérique, c’est à dire des uns et des zéros, le câble ne peut strictement rien changer, et que la discussion est donc stupide : tous les câbles sont identiques, et le reste n’est que marketing !

C’est ainsi qu’au détour du newsgroup fr.rec.home-cinema.fr, Jean Patrick me proposa de faire un test un peu plus général,qui comparerait différentes fibres, et différents câbles coaxiaux entre eux. Le but étant de d’essayer de dégager un peu le faux du vrai, et l’audible de l’inaudible !

Un peu de théorie:
Le signal numérique :

Les deux types de câbles qui nous intéressent dans ce test, sont des câbles destinés à transmettre des signaux dit numériques. Ces signaux sont en fait des suites de zéro et de uns, qui représentent, une fois regroupés entre eux et interprétés comme il le faut par le décodeur, le signal sonore. Ce signal sera ensuite amplifié par l’amplificateur. Ces signaux n’étaient auparavant ( c’est à dire avant l’ère du DVD ) pas bien connus du grand public. On les rencontrait uniquement dans des installations plus audiophiles, entre les platines transport CD, et les convertisseurs. Avec l’apparition des lecteurs DVD, tout le monde a bien du relier son lecteur à son ampli, pour l’image, et pour le son, vu que la plupart du temps, le décodeur numérique/analogique( ou NA ) ne se situait plus dans le lecteur, mais dans l’ampli ! D’où les questions citées plus haut. Le choix entre le câble coaxial ou le câble optique est pourtant souvent dicté par la platine, qui ne possède qu’une des deux sorties !

On peut, très schématiquement, distinguer deux types de signaux numériques : les signaux compressés, que sont Dolby Digital, et DTS, et les signaux non compressés, que sont les signaux stéréos PCM en sortie de platine CD, par exemple. Un signal compressé permet de regrouper les 0 et les 1 ensembles pour en transmettre moins, et par paquet. Un signal non compressé envoie, en gros, les 1 et les 0, les uns après les autres, sans chercher à comprendre…

Le Câble Coaxial :
Il consiste en une âme, le plus souvent en cuivre, entourée d’un diélectrique, c’est à dire un matériau isolant aux propriétés bien connues, lui même totalement entouré le plus souvent d’une feuille d’aluminium conductrice. Le tout est à nouveau entouré parfois d’un blindage plus conséquent, recouvrant à 90% ou plus, suivant le câble, puis enfin d’un isolant.

Ca câble transmet donc un signal électrique, et il n’y a pas de traitement particulier à faire subir au signal numérique avant de l’envoyer sur le câble. La seule contrainte, pour éviter des phénomènes de réflexion de signal aux extrémités,et donc la création de signaux parasites, est que le câble soit adapté en impédance. Un câble coaxial pour l’audio, est donc dit ’75 ohms’. J’attire donc l’attention des lecteurs sur le fait que les câbles coaxiaux des antennes TV, ne sont pas de la bonne impédance, car ils sont donnés pour 50 ohms.

Comme tout câble hi-fi, le coaxial est relié à la platine CD ou DVD par une prise Cinch, qui n’est pas, et de loin, la meilleure des connectique pour un câble coaxial. On est donc toujours confronté aux oxydations des ces prises, et les puristes conseilleront de désoxyder les prises de temps en temps avec des produits adaptés, pour que le contact métal/métal soit le meilleur possible. C’est d’ailleurs pour cela que les prises sont plaquées or, l’or étant,en théorie, inoxydable à l’air libre. Cependant, le problème de ce plaquage or, est qu’on ne peut pas vraiment savoir quel métal est dessous ! Il vaut mieux donc une prise bien conçue, adaptées aux impédances des câbles ( eh oui, une prise devrait être elle aussi en théorie ’75 ohms’ ), qu’un vague bout de tôle tordue, mais recouvert d’or sur 0.001mm d’épaisseur !

Excepté les problèmes de connexion du câble, le coaxial transmet un signal électrique, et comme tout câble électrique, il a tendance à devenir une antenne ! il peut donc se créer en plus du signal numérique, un signal parasite, subtil mélange de 50hz issu du réseau électrique, et de tout signal radio,ou de téléphone portable.

Les Fibres optiques :
Le principe du câble optique est celui de la réflexion d’un rayon lumineux à l’intérieur d’un matériau. Imaginez un rayon laser qui arrive sur un miroir : il sera réfléchi et repartira dans une autre direction, qui dépend de l’angle avec lequel il arrive sur le miroir. Dans une fibre optique, c’est pareil. On se débrouille pour faire rentrer le rayon lumineux à un bout de la fibre, puis il se réfléchi à l’intérieur, jusqu’à la sortie.
La fibre à l’immense avantage d’être souple, peu encombrante(dans les câbles industriels de moins d’1cm de diamètre, il peut y avoir des dizaines de fibres), économique à fabriquer, et surtout d’être totalement insensible à l’environnement magnétique.

L’inconvénient, c’est qu’elle transmet de la lumière et non pas de l’électricité. Il va donc falloir transformer notre signal numérique électrique, en un signal lumineux d’un côté de la fibre, et faire l’inverse de l’autre côté. Sans compter qu’il faut faire rentrer notre lumière dans la fibre, et pas tout à fait n’importe comment. Un autre inconvénient de la fibre, est que le signal lumineux s’appauvrit avec la longueur,et qu’il faut donc régulièrement le reconstruire. Mais ceci concerne des longueurs kilométriques, et est donc hors propos ici.

Cependant, l’ensemble de ces difficultés qui sont très bien maîtrisées en standard industriel, ont des conséquences en hifi un peu plus aléatoires !

Le Jitter et autre défauts :
Sans rentrer dans les détails, (que je ne maîtrise pas forcément !), et qui sont de toute façon hors de propos dans ce test, la qualité de transmission du signal numérique dépend du câble car la transmission du signal est synchrone. Contrairement à l’informatique où les signaux sont envoyés par paquets, puis réceptionnés dans un ordre quelconque et ré-assemblés, et où la réception peut signaler à l’émetteur qu’il lui manque un paquet, qui sera alors renvoyé, la transmission numérique hifi marche en flux tendu,et de manière unidirectionnelle. Les bits sont envoyés un à un, avec juste des marqueurs de début et fin, et la réception doit se débrouiller avec ce qu’elle a, et en temps réel! La réception ne sait pas combien il y aura de bits, et n’a aucun moyen de vérifier si il lui manque des petits …

C’est donc au convertisseur NA de récupérer tout le signal, et de le remettre en forme : en effet, du fait de la transmission électrique sur un câble coaxial, les sauts de tension pour signaler le passage entre des zéros et des uns, se sont un peu ‘arrondis’, un peu comme si on recevait ni un 0, ni un 1, mais un 0.5 !

Il faut également que le convertisseur se fabrique l’horloge de temps, parfaitement calée avec le rythme des données en entrée, à partir du signal lui-même.

On peut facilement imaginer que toutes ces difficultés viennent dégrader l’intégrité du signal numérique initial, qui sera donc différent du signal numérique d’arrivée,lequel sera redressé, recalé, reconstruit ‘un peu au hasard’ s’il manquait des bits à l’étage de conversion NA .

Conditions du Test :
Signal numérique :
La question était de savoir si on utilisait un signal de type stéréo PCM, ou bien un signal DTS, par exemple ( j’oublie immédiatement le signal Dolby Digital, qui ne présente absolument pas la qualité nécessaire pour faire un bon test ). Mon choix s’est rapidement porté sur le signal PCM d’un CD, dans la mesure où je n’ai jamais obtenu en signal DTS, la précision et la qualité de son que j’ai en stéréo.
Méthode de test
En général, un test commence par une écoute de 1à 2 minutes d’un morceau dans chacune des configurations. Puis j’effectue un test A/B, en alternant des changements rapides entre A et B, et des changements plus lents ( période de 30s en boucle sur le lecteur). Ensuite, les câbles sont échangés entres les prises, et le test est refait. Au moindre doute, j’essaye de cerner la partie de son qui m’intéresse, et de trouver un morceau qui permettrait de mettre plus en valeur ou en défaut ce point précis.

Matériel :
La difficulté d’un test de ce type, est de pouvoir faire un test A/B simultané fiable, c’est à dire avec la même chaîne CD vers enceintes, où juste le câble est différent. J’ai profité dans mon cas des possibilités de ma platine CD/Graveur Harman Kardon, qui offre 4 sorties numériques simultanées( 2 coax, 2 optiques). A l’autre bout, tous les câbles sont reliés à un convertisseur Denon DA500, qui propose 3 entrées optiques,et 2 entrées coaxial. Le regroupement de ces deux éléments, permet un test A/B, par choix de l’entrée sur le convertisseur.

Je rassure les sceptiques sur la qualité de la platine HK, en tant que transport CD. Certes, elle n’a pas été comparée à du très haut de gamme, mais comparée à des bases mécaniques Rotel par exemple, aucune différence audible n’a été décelée.

  • Transport CD : Harman Kardon Cdr-2
  • Convertisseur : Denon DA500
  • Câble Convertisseur, Pré-ampli : Audioquest Jade triplé torsadé
  • Préamplificateur : Rotel RB-980BX
  • Amplificateur : Bi-amplification en Nad 214
  • Câble Pré-ampli/ Ampli : Audioquest Jade triplé torsadé
  • Enceintes : JmLab Spectral 909.1
  • Câble Ampli/ enceintes : Audioquest F14

Câbles :
Les Fibres optiques :

Bandridge AL560 et AL561 : ces deux fibres sont là pour ‘voir’ si on peut entendre une différence de longueur entre 2 fibres. Elles sont sensées être identiques, excepté la longueur(respectivement 1m et 2m), mais l’aspect de leurs connecteurs n’est pas tout à fait le même. Les connecteurs de la 560 sont plus gros, dorés ( si si … c’est la mode, de mettre un peu de dorure totalement inutile sur les connecteurs des câbles optiques).

Oehlbach 6082 : Un câble de 2m de long, d’aspect tout à fait simple et honorable. Embouts plastiques de bonne taille, diamètre de gainage de l’ordre de 5mm.

Monster : C’est une fibre d’1m, que j’ai achetée il y a 5 ans. De l’ordre de 200FF. Gros diamètre, gros embouts.

Fibre Pro : C’est une fibre d’1m tout ce qu’il y de plus basique. Je l’avais achetée aux Etats Unis, dans un magasin professionnel,pour moins de 100F. Le diamètre est ridicule (2mm gaine plastique comprise), les embouts ultra simples. Impossible de trouver plus ‘léger’ en aspect.
Les câbles coaxiaux
Câble standard noir : c’est un câble coaxial que je qualifierai de câble de supermarché. Embouts plastique moulés,non dorés, diamètre des câbles de l’ordre de 5mm. Le type de câble livré avec les platines DVD.

Audioquest : c’est un câble d’1m, entrée de gamme de la gamme coaxial numérique Audioquest. Embouts dorés, avec vis de blocage de la gaine du câble dans l’embout. Sens d’utilisation du câble indiqué sur la gaine. De l’ordre de 250FF.

Bandridge Profigold PGD491: C’est un câble court, 75cm, d’un diamètre impressionnant ( 1cm ) façon tuyau d’arrosage ! Les prises sont massives, dorés, avec un système très ingénieux de double bague vissante, qui permet de serrer la prise, une fois qu’elle est positionnée sur la cinch. Cela garanti un bon contact, et vous évite d’arracher tout quand vous la retirez.

Booster Corp. : C’est un câble fait mains, fabriqué sur mesure sur base de coaxial Belden RG51, avec des embouts 75 ohms Canaré, et soudure à l’argent.

Compact Discs :
Mighty Sam Mc Clain, Album  » Give it up to live « , AQ1015,Titre  » Too Proud  » : Un de mes disques de référence. Une voie ‘black’ très rocailleuse, et une guitare très blues, qui pleure. Une dialogue permanent entre les deux, rythmé par une batterie percutante, sur fond d’orgue Hammond (Bruce Katz)
Marilyn Manson, Album  » Mechanical Animals « , Titre  » The drugs like me  » : Une torture pour le matériel et les voisins : Un mélange de guitares saturantes, une voie travaillée à l’ordinateur, et de la percussion électronique. Au bilan, un son très fouillis, avec de très fortes basses, et une voie sensée se détacher.

Dire Straits, Album  » … « , Titre  » … « : Une attaque en guitare sèche, très claire, et tirant sur un son un peu métallisé ( Comme beaucoup de disques DDD des années 80 ). Un classique qui met en valeur le côté trop agressif du matériel ( ce disque devient pour moi inaudible sur beaucoup d’amplis Yamaha, par exemple )

Christian Mc Bride, Album  » Gettin’ to it « , Titre « Splanky  » : Un morceau bien connu des testeurs de la NRDS. Trio de contrebasses, une à droite, une au milieu, une à gauche.Une alternance de solos et de reprises communes, où la difficulté tient dans la séparation des voies.

Les tests :
Préambule :

Le plus souvent, quand on teste deux éléments hi fi, des différences de son se trouvent dans la coloration sonore. L’exemple le plus classique est la différence de son entre Onkyo et Yamaha. Tout le monde entend instantanément une différence. La tâche difficile est ensuite de caractériser ces différences, volontaires, et d’essayer de comparer derrière ces colorations, des caractéristiques communes, comme l’étendu du spectre,ou bien l’espace sonore rendu.
En ce qui concerne les câbles numériques, les différences sont souvent d’un tout autre ordre de grandeur. On n’intervient pas sur la coloration du son, mais plus subtilement sur l’intégrité du message sonore. On comprend bien que l’influence des câbles sur les bits décrite précédemment, peut faire qu’une partie du signal est perdue, ou brouillée.
Le test comparatif de ces câbles demande donc, de manière générale, beaucoup d’attention et de précaution, et sauf cas particulier, les différences ne sont généralement pas audibles au point d’en sursauter !
Je tiens aussi à préciser que les conclusions qui suivent n’engagent que moi, dans le contexte de test précédemment décrit, et que je ne serais pas étonné que certaines de mes conclusions seraient différentes avec un matériel différent, dans d’autres conditions de test, pour les raisons évoquées plus haut.

Les différences entre Câbles coaxiaux :
Je retrace ici brièvement des essais que j’ai effectué depuis longtemps entre les câbles coaxiaux que j’ai acquis : Le premier câble coaxial basique est celui que j’avais eu avec mon décodeur Denon : Entièrement moulé plastique, sans la moindre dorure, je l’avais rapidement remplacé par un câble numérique Audioquest. Les différences entre les deux câbles étaient très nettes : on gagnait en détails, en qualité des aigus (nettement plus clairs, et aucunement agressifs), en qualité de grave ( précision et profondeur ), et surtout en image stéréophonique : la scène retrouvait de l’ampleur et de la profondeur.

Satisfait de mon Audioquest, je n’ai pas cherché à le faire évoluer, principalement rebuté que j’étais devant les tarifs des câbles du commerce. C’est en discutant sur les forums, que je me décidais à comparer mon Audioquest avec un câble ‘Faits Main’.

En prenant bien mon temps pour les écouter, j’ai dû rapidement reconnaître une amélioration réelle grâce au câble artisanal, même si celle ci n’était pas renversante ! Les domaines améliorés étaient identiques à ceux cités précédemment, mais dans une proportion plus faible. Je pense que les plus grosses différences se trouvaient dans la taille de l’image stéréophonique. Mon installation étant entre temps passée en bi amplification et sur de nouvelles enceintes, j’ai pu ressentir un apport net du nouveau coaxial qui prit donc la place de mon Audioquest, remisé sur la platine DAT !

Finalement, le test proposé par Jean Patrick me permis de remettre en jeu la victoire du ‘Fait Main’, en le comparant à une marque réputée sérieuse et peu chère. Il faut bien dire que j’abordais ce test en étant persuadé de la défaite du Bandridge Profigold. Et quelle ne fût pas ma surprise, sur l’introduction de Mighty Sam Mc Clain, de ressentir une profondeur et un grain de voix que je ne connaissais pas ! Non seulement, l’espace semblait une fois de plus élargi, mais l’ensemble des petits détails (balais de caisse claire, respiration) apparaissaient avec plus de naturel.

C’est effectivement l’ajout de naturel qui se précisa sur les morceaux suivants. Bien sûr, il faut être honnête,et ne pas considérer que la différence était audible sans la moindre attention, sur un matériel quelconque. Je pense qu’il faut une installation qui soit capable de bien mettre à profit l’effet stéréophonique, et donc, je pense au minimum un système préampli/ ampli double mono, ou bien un intégré conçu de la sorte.

Mais un retour rapide à l’Audioquest permit de bien sentir le net progrès réalisé. Le câble Profigold se sent à l’aise, aussi bien sur le Marilyn Manson, où la dynamique joue à plein, et le fouillis est détouré au maximum, que sur Christian Mc Bride, où chaque contrebasse est proprement positionnée, avec une chaleur propre à chacune, et où jamais les sons ne semblent s’emmêler !

Ce câble sort donc grand vainqueur du test coaxial, et …j’en fis d’ailleurs instantanément l’acquisition ! La seule remarque est donc qu’il est court, et qu’il ne permet donc qu’une liaison entre deux éléments adjacents.

La différence de longueur de fibre optique :
On utilise pour cela les deux câbles Bandridge, montés sur les entrées 1 et 2 de mon convertisseur. Je ne m’attendais pas à entendre la moindre différence, et quelle ne fut pas ma surprise d’entendre une différence très nette entre les deux câbles. Un son clair, trop agressif d’un côté,un son plus doux de l’autre. De stupeur, je décide d’échanger les câbles sur les entrées au convertisseur. Le 2 passant en 1, et le 1, en 2. Et … la différence reste attachée aux entrées, et non pas aux câbles !

La première conclusion de ce test est donc que les entrées optiques de mon convertisseur, ne sont en aucun cas identiques, et que l’entrée 1 présente un son beaucoup trop clair et agressif. C’est un point intéressant, qui met en valeur de façon pratique les difficultés des ensembles réception/conversion optique électrique !

Le test est donc transposé aux entrées optiques 2 et3 … où il se confirma qu’aucune différence audible n’a été entendue, sur tous les albums cités plus haut, ainsi que sur quelques autres ( Rebecca Pidgeon, St Germain, Sera Una Noche).

A fibre identique, mais de longueur différente ( 1m et 2m), aucune différence n’est audible sur mon matériel.

Pour les tests suivants, on garde donc la fibre la plus courte (AL560),pour des raisons pratiques, l’arrière de ma chaîne est déjà très encombrée.

Les différences entre Fibres :
Ce test commença entre les fibres Oehlbach 6082, et Bandridge AL560: Sur le morceau de Dire Straits, aucune différence n’est audible. Le morceau de Marilyn Manson, dégage un très léger avantage pour le Oehlbach, qui est plus net, alors que le Bandridge traîne un peu dans le grave. Cette impression est confirmée sur Christian Mc Bride, ou le Bandridge est en retrait sur la séparation des canaux D&G. Il semble également légèrement effacer une résonance, mais présente par contre un son de corde un peu plus rond. La même impression revient sur le Mighty Sam McMlain, ou je trouve que la voix est trop ronde avec le câble Bandridge,et manque de grain. Mais par contre, aucune différence de grain n’est audible sur une voix féminine comme celle de Rebecca Pidgeon… ! Attention, dans tous les cas, les différences sont TRES légères, et audibles avec de l’attention, et de l’expérience, quand on sait où chercher la différence !

Les autres tests, où la fibre Oehlbach est opposée àla Fibre_Pro et à la Monster ne font que confirmer le test précédent. La fibre Oehlbach est toujours un tout petit peu plus précise dans le grave, avec toujours un peu plus de grain et de séparation des voies. Par contre, il est à noter qu’il faut vraiment s’arracher les tympans pour entendre une différence entre les Monster, Bandridge ou la Fibre_pro. Honnêtement, après plusieurs soirées en tests croisés, où il m’arrivait d’entendre une chose un jour, et son contraire le lendemain, je dois admettre qu’il m’est impossible de déterminer la moindre différence audible entre ces trois fibres, et que la fibre Oehlbach est la seule à se détacher TRES TRES légèrement du lot.

Fibre Optique contre câble coaxial :
J’émets dès le début des réserves sur ce test, car il ne représente pas un vrai test AB entre une fibre optique et un câble coaxial : ce test est un test AB entre la chaîne convertisseur électro-optique/ prise optique/ fibre/prise optique/ convertisseur optiquo-électrique d’un côté, et la chaîne prise coax femelle/ câble coaxial / prise coax femelle, de l’autre côté ! Il peut donc être dépendant de la qualité des convertisseurs utilisés pour l’optique.

Cela dit, la comparaison s’est effectuée entre le câble Oehlbach6082, léger vainqueur du test précédent, et le câble coaxial fait main, câble que j’avais adopté jusque là,et qui se trouve dans la même gamme de prix.

Et le résultat est sans appel en faveur du câble coaxial:
· Sur le Dire Straits, le son avec la fibre est légèrement moins acide que sur le coaxial, et donc plus agréable ! Mais ceci montre pourtant un manque de neutralité de la fibre, étant donné le caractère justement très métallique de cet enregistrement (cet exemple montre au passage la difficulté d’émettre un avis en faveur d’un produit … ). En complément, la scène sonore se retrouve assez nettement plus centrée avec la fibre, alors qu’elle respire beaucoup plus avec le câble coaxial.
· Sur le Marilyn Manson, les différences se précisent: le son avec la fibre est plus centré, plus sourd ( plus fouillis, étant donné la difficulté de donner de l’air à la scène sonore de ce morceau ), et le spectre descend également moins bas.
· Enfin, sur la voix de Mighty Sam Mc Clain, la fibre apporte beaucoup moins de grain, et le son semble perdre de la dynamique (les attaques donnent l’impression d’être moins rapides).

Le câble fait mains, qui n’est pourtant pas le gagnant du test entre les câbles coaxiaux bat sans discussion la fibre gagnante du comparatif entre fibres. Le son de la fibre n’est pas mauvais, mais semble limité et n’atteint pas la précision qu’on obtient avec les câbles coaxiaux. La différence est audible, assez facilement, mais demande quand même un peu d’attention.

Conclusion :
La première conclusion que l’on peut tirer de ce test, est qu’il existe donc bien une différence audible sur un matériel de qualité, entre les fibres optiques et le câbles coaxiaux, et que cette différence, sur mon installation, est nettement en faveur des câbles coaxiaux.

Rien ne permet en effet de dire si le facteur limitant dans le cas des fibres optiques, est la fibre elle même, ou bien les convertisseurs optiques, bien que mon opinion irait probablement vers la mauvaise qualité de ces derniers, avec probablement des problèmes également dûs aux prises Toslink.

Toujours est il que ce test désigne comme grand vainqueur le câble coaxial Bandridge Profigold PGD491, qui apporte à mon avis une qualité remarquable pour un prix tout à fait raisonnable. Je pense sincèrement, jusqu’à preuve du contraire, que pour passer à un câble plus onéreux, il vous faudra sérieusement envisager une installation de très très grande qualité!

Les câbles, ces inconnus

Câble enceinte Oehlbach 1063 4mm²Le câble est un symbole. Pas le symbole du câble ombilical, comme le titre de cet article le laisse penser, mais celui de la victoire de l’oreille sur la machine. Car la machine ne mesure pas,ou très mal, la différence de qualité qu’il peut exister entre un câble ordinaire et un câble haute définition(HD). Les « zoreilles », elles, oui, et même assez facilement. Et les utilisateurs qui ont acheté des câbles HD avec un gros doute, ont généralement été vite convaincu du résultat, de la différence, bien présente, palpable et audible. Un câble HD, ça s’entend, et c’est meilleur.

Et pourtant, quoi de plus banal, de plus insignifiant et de moins sexy qu’un bout de fil électrique ?
Quoi de plus idiot que transporter un signal audio d’un appareil à un autre ?
Il n’y a pas de changement d’énergie mécanique en énergie électrique, il n’y a pas d’amplification, pas de transformation, rien… ou presque. Car si on y réfléchit un instant, on se rend compte qu’il est finalement extrêmement compliqué de faire passer un signal complexe, multi-octaves, aux changements d’intensité si rapides et si gigantesques, sans altérer aucune de ses informations… Car là est le but : le câble ne doit pas abîmer les informations qu’il transporte, il doit se faire totalement oublier. Hors en tant que pièce électrique, il a une résistance, il retient des informations, qui n’arriveront jamais à destination.

Maintenant il est vrai que selon les appareils connectés, la différence est plus ou moins perceptible. Mais heureusement, la guerre entre les défenseurs et les détracteurs appartient au passé,et plus personne aujourd’hui ne conteste encore sérieusement l’intérêt des bons câbles de liaison.

On pense que les signaux électriques qui propagent les graves et ceux qui propagent les aigus ne se déplacent pas tout à fait de la même façon à l’intérieur du câble. Ainsi a-t-on pu déterminer que selon les styles de câbles(diamètre, nature des matériaux, taille et nombre de brins,mélange de matériaux, isolation de certains brins par un vernis, type de tressage des brins, conception symétrique ou pas), le résultat varie assez fortement.

Qu’est ce que ça change ?
On peut dire, et cela peut paraître paradoxal, qu’un bon câble est un câble qui ne fait rien, ou qui en fait le moins possible. Un bon câble, ça doit être invisible, enfin inaudible! Et par conséquent, il est erroné de parler des apports d’un câble par rapport à un autre. On doit parler, au contraire, de la discrétion des câbles, plus ou moins grande. Un bon câble, donc, va :

– rétablir un meilleur équilibre tonal entre les médiums et les aigus.

– restaurer la dynamique d’origine.

– remettre en valeur le relief naturel.

– restituer le rapport entre les détails de premier plan et ceux d’arrière plan.

– reconstituer la profondeur de l’image.

Comment les choisir :
Une règle tend de plus en plus à se dégager : la qualité et la personnalité des câbles semble être due en grand partie à la qualité du métal qui les compose. Il paraît donc prudent de constituer toute sa chaîne avec la même marque, pour avoir à faire à un seul fournisseur de métal.

Pour un câble d’enceinte, une ou deux règles simples :
il transporte une grande quantité de courant, donc plus il est gros, moins il oppose de résistance au passage de ce courant, et meilleur est le résultat. On déduit facilement que plus la longueur est importante, plus le câble doit être gros. A titre de repère, je conseille souvent de prendre du 2.5 mm2 pour des longueurs inférieures à 6/7 mètres, et de passer au 4 mm2 pour les longueurs de plus de 7 mètres.

Le câble a un sens, il est étudié pour véhiculer des signaux dont la courbe a été analysée, aussi il faut respecter le sens ampli – enceinte qui est indiqué parle sens d’écriture de la marque sur le câble. Il faut lire la marque dans le sens ampli – enceintes…

c’est idiot mais des fois on oublie : le plus sur le plus, le moins sur le moins (rouge sur rouge, noir sur noir). La dessus, je ne vous donne aucune dérogation, le son est horrible car les graves disparaissent, se déplacent et créent un trou entre les enceintes, quand il y a une inversion sur une des deux enceintes (on appelle ça une opposition de phase).

Pour le câble de modulation, il faut tenir compte de quelques facteurs, également :
choisir les câbles les plus courts possibles, car plus ils sont courts, moins ils opposent de résistance, et donc plus ils seront discrets.

Il est inutile de dépenser trop d’argent sur les maillons bas de gamme, ou qui diffusent une bande passante réduite, comme le tuner, ou votre platine K7 si c’est un modèle moyen. Par conte, entre un ampli et un préampli, entre un lecteur CD, Laserdisc ou DVD : mettez le paquet ! Plus il est cher, meilleur il est. Mais là encore, pas de délire, c’est inutile de dépenser de l’argent si votre matériel n’est pas à la hauteur. Un truc auquel je me réfère souvent : investir 1/10e du prix de votre lecteur dans son câble de liaison paraît être une dépense équilibrée.

OFC, ça veut dire quoi ?
On lit souvent la mention OFC sur les câbles : ça veut dire Oxygene Free Copper « cuivre sans oxygène ».

Leur raison d’être est assez simple (enfin façon de parler!) :
Les fréquences aigus se déplacent plus vite, plus librement, quand la résistance est la plus faible, c’est à dire à l’extérieur du câble. Mais le brin qui se situe à l’extérieur va bouger sans cesse entre l’intérieur et l’extérieur. Donc les fréquences aigus vont sauter en permanence d’un brin à l’autre pour rester toujours à l’extérieur. Sinon, elles sont ralenties par rapport aux fréquences graves, et on constate un décalage, qui donne une impression audible de perte de précision,et de flou. Pour pouvoir sauter ainsi d’un brin à l’autre en douceur, sans perte, il faut que rien ne vienne gêner ce transfert, et donc surtout pas d’oxydation. Autre facteur, les cristaux. Un câble en cuivre est composé de cristaux (1500 par 30cm pour un cuivre trè spur) que le courant traverse. Chaque passage d’un cristaux à l’autre génère une distorsion qui sera d’autant plus importante que le câble aura été fondu en présence d’oxygène, qui favorise la formation de dioxydes. Donc les câbles sérieux sont traités anti-oxydation, tout simplement (ouf !)

Un petit mot au passage pour la bi-amplification :
On sait que les fréquences graves véhiculent un champ magnétique très important. On sait aussi que ce champ magnétique, au niveau microscopique, modifie les caractéristiques électriques du câble, qui a son tour modifie les caractéristiques magnétiques des fréquences élevées, plus faibles et plus fragiles… C’est pourquoi (entre autres, car je ne parle ici que de la partie câble) la bi-amplification, avec filtre de séparation immédiatement derrière les amplis, et bi-câblage, donne de si bons résultats: les fréquences graves sont isolées des aigus, et ne provoquent pas les perturbations magnétiques décrites plus haut. Le son est ainsi plus vrai, plus franc, plus dynamique.

Jean-Patrick Grumberg

Une approche du DTS 24/96

Une approche du DTS 24/96
DTS96/24Rod Duggan a oeuvré au sein de l’industrie audio professionnelle depuis son tout premier poste d’ingénieur-test d’enceintes acoustiques et de microphones pour la BBC en 1970. Puis il fit ses études à l’école Polytechnique de Liverpool en 1975. Quelques années plus tard, il travaillait pour un studio d’enregistrement et vit venir la fin de la période des enregistrements tout-analogique. Puis, c’est chez Sony qu’il se dirige, où il occupe un poste d’ingénieur-technicien au départment Audio Numérique. C’est là-bas même que son équipe et lui participent au lancement du Compact Disc et du « PCM-3324 Multitrack Digital recording » auprès de l’industrie anglaise au début des années 80. Il fonde Totalsystems en 1984 (matériel, installations professionnelles…). En 1997, il se rend à Berkeley, en Californie, et rejoint le Saul Zaentz Film Center fondé par Francis Ford Coppola. Il travaille lors des sessions de mixage de bande-son de quelques grosses productions comme Le Talentueux Mr Ripley ou encore Boogie Nights, pour ne citer qu’eux. Début 2000, il intègre DTS UK, et occupe dèslors le poste de Technicien Ingénieur pour l’encodage DTS des films et des DVD.

Voici, en exclusivité sur ‘DTS-Phile’, les premiers détails techniques et les premières observations d’un professionnel qui a participé au développement du nouveau codage DTS:

1- Comment définiriez-vous cette nouvelle mouture ?

Il ne s’agit pas d’une nouvelle mouture à proprement parler. Il s’agit plutôt d’une manière particulièrement intelligente de se maintenir, de s’adapter aux avancements du monde de l’audio numérique sans pour autant générer des incompatibilités avec leséquipements dont les spectateurs disposent ou dont ils ont récemment fait l’achat. Lorsque les développements techniques évoluent plus vite que la disponibilité du matériel, nous faisonstrès souvent face à de gros dilemmes!

Pour en revenir au DTS 24/96, je le considérerais plus comme un développement, une amélioration du format existant. Dans cette nouvelle évolution, nous avons conservé le format régulier/habituel dans le train de bits, et avons ajouté des informations audio comme une option dont les tous nouveaux décodeurs tireront l’avantage.

2- Comment doit-on la nommer? S’agit-il d’un nouveau codec, d’une nouvelle variation?

Le DTS 24/96 correspondà une nouvelle variation, similaire dans une certaine mesureau DTS ES Discrete.

3- Quel est le but direct de cette nouvelle option ?

Le but recherché,en premier lieu, consiste à concrètement donner aux auditeurs l’accès à la très haute qualité et à l’incroyable niveau de détail que contient une bande-son surround 5.1 encodée sous 24 Bits et à la fréquence d’échantillonnage de 96 Khz. Le niveau de détail, la clarté de même que la chaleur qui en émanent sont sincèrement très plaisants à entendre.

4- D’un point de vue strictement technique, de quoi cette évolution est t-elle composée ? Affecte t-elle le codec DTS habituel ?

Le train de bits de régulier 24 Bits (ces derniers 24 Bits sont à eux seuls une avancée par rapport au DTS Coherent Acoustic que nous connaissons sur DVD: jusqu’à ce jour, les DVD DTS étaient encodés sous 20 Bits, NDLR) et 48 Khz dont le signal est entièrement composé est encodé comme à l’ordinaire et se présente comme la matrice. Cependant, le nouvel encodeur dont nous disposons repère les autres informations enregistrées en extra sous 48 Khz et les encode comme une extension qui complète le signal principal, tout en utilisant bien moins de données que ce dernier, tout simplement parce qu’il y a moins d’informations contenues dans cette partie optionnelle, cette extension du signal. Cette extension s’ajoute d’elle même lorsque le demande le signal principal, elle est détectée et décodée simultanément à la partie matrice du signal par la nouvelle génération de décodeurs. (De fait: 48 Khz pour la matrice et 48 Khz sur le signal optionnel amènent la fréquence d’échantillonnage finale, que l’on appellera dès lors « glissante », au chiffre record de 96 Khz, NDLR)

Les décodeurs actuels ne détecteront que les 48 Khz habituels du signal, et produiront le même signal que celui qui est à l’œuvre depuis quelques années déjà sur les DVD DTS. Les taux de transferts du DTS Coherent Acoustic (20/48) et du DTS 24/96 sont exactement les mêmes, tant est si bien que les lecteurs DVD actuels retranscriront le nouveau format sans qu’aucune modification ne soit exigée. Pour ainsi dire, le nouveau DTS 24/96 sera lisible sur les équipements courants sans l’ombre d’un problème.

5- Y aura t-il des problèmes liés à la mise à jour du matériel de décodage et du parc des lecteurs DVD actuels?

Je doute fort que des upgrades (mise à jour) soient disponibles… mais de nouveaux décodeurs feront leur apparition dès cet automne. Tous incluront cette nouvelle ‘option’. Comme il n’y aura aucune retombée négative sur les matériels habituels et courants, tous les DVD seront lisibles comme ils se sont à l’heure actuelle, et il suffira à l’auditeur de mettre à jour la partie décodage de son matériel s’il désire accéder à la pleine mesure de la résolution 24 Bits 96 Khz. Il n’y aura donc pas de désavantage réel à garder son équipement courant.

6- Comment décrire et définir ‘ l’addition théorique ‘ concernant la qualité acoustique globale ?

« L’addition théorique » à laquelle vous référez n’est pas quantifiable à proprement parler précisément parce qu’elle concerne le spectre audio qui se situe au delà des fréquences audibles par l’oreille humaine (24 Khz-48 Khz). Ainsi, on pourrait presque être tenté de dire que cela n’ajoute rien! Cependant, de plus en plus d’ingénieurs du son expriment le souhait que l’enregistrement soit réalisé sous 24 Bits et à la résolution de 96 Khz. la raison en est simple et fort justifiée: ils préfèrent que la qualité d’écoute qui est la leur derrière les consoles soit entièrement « rétrocédée » à l’auditeur final, à tous les auditeurs finaux.

7- Comment le DTS 24/96 se comporte t-il si on le compare avec son master? A-t-il été désigné pour la musique, les bande-son cinéma? Quels enregistrements vont le plus bénéficier de ces nouvelles qualités?

J’ai pu personnellement réaliser des écoutes, et on découvre que, très occasionnellement, de toutes petites différences presque inqualifiables font leur apparition et diffèrent du master. Principalement,il s’agit d’une sorte d’adoucissement de fortes transitoires et d’harmoniques. Je dirais que les différences entre le DTS 24/96 et son masters ont moins prononcées que lorsque l’on compare une très bonne cassette analogique 15ips SR avec son master. En ce qui concerne le DTS 24/96, la différence d’avec le master est qualifiable de bénigne et est indétectable à l’oreille.

8- Avez-vous pu réaliser des écoutes en avant-première? Quelle est la différence la plus marquante entre le codage DTS 20/48 habituel sur DVD et le nouveau DTS 24/96 ?

Oui, tout à fait. Nous avons parfaitement calibré une installation au récent congrès de l’AES à Amsterdam. Nous avons utilisé et calibré des haut-parleurs ATC et des convertisseurs dCS. La ‘chaleur sonore’, les détails et la profondeur de la musique étaient absolument saisissants et délicieux lors de nos écoutes et démonstrations. Vous pouviez fermer les yeux et entendre une myriade de sons chaleureux et ravissants (traduction littérale, NDLR) se déplacer harmonieusement. Ceci concernait la musique et les ambiances enregistrées sur la bande-son.

9- Quels sont les titres qui bénéficieront en premier de ce nouveau codage ?

Nous ne le savons pas encore. Mais vous en serez informé !

10- Question annexe: le son DTS sur support DVD: Pourquoi trouve t-on bien souvent un rendu des basses fréquences moindre en DTS lorsque l’on compare directement au Dolby Digital? Est-ce dû aux restrictions, à un problème de pagesize (taux global de données sur un DVD) ?

(traduction approximative une nouvelle est en étude…)

Les filtres passe-bas utilisés sont entièrement différents entre les deux formats. Les filtres qu’emploie Dolby sont optimisés en niveau, ce qui donne, en résultat direct, une bonne réponse en fréquence, réponse qui est linéaire. Cependant,il faut garder à l’esprit que la réponse en phase grimpe à 180 degrés, ce qui a comme conséquence l’annulation pure et simple de dispersion spatiale lorsque le spectre du registre grave est partagé avec les autres voies.

A l’inverse, le codage DTS choisit une bonne réponse en fréquence au prix de la linéarité de la réponse, tant est si bien que nos codages commencent à roller (des précisions à venir sur ce terme, NDLR…) à 85 Hz, mais sont en cohérence de phase et en cohérence spatiale avec toutes les autres voies. La différence observable reviendrait à dire qu’il y a un peu moins de basses dans la région des 85 et 120 Hz du spectre que développe DTS.

Merci à Stéphane Roger de http://www.digital-surround.fr.st

Le Dolby Prologic II

Dolby Pro Logic II

Qu’est ce que c’est, à quoi ça sert, et quelle est la différence avec le DolbyPro Logic et le Dolby Digital.

Le DPL2 est surtout destiné aux programmes télés, aux K7 vidéo, et à la musique stéréo. Il permet de créer un ambiance presque aussi bonne qu’en DD, mais à partir de sources analogiques.

Les points principaux à retenir :

– Le DPL2 concerne les films en K7 vidéos stéréo, les programmes Nicam stéréo de la télé, et la musique en stéréo.

– Contrairement au DPL, les surround du DPL2 sont stéréo.

– Contrairement au DPL qui coupe les surround à 7Khz, le DPL2 est large bande, de 20 à 20Khz. Conséquence, il faut utiliser des vraies enceintes en surround, car elles reçoivent un message bien plus riche et plus puissant. Conséquence sur le son : l’image sonore est plus large, les effets sont plus réalistes, les surround sont plus présentes, plus proches de ce qu’on ressent en DD.

– 3 modes sont disponibles pour améliorer l’image sonore d’une source musicale : le mode panorama, équivalent du DSP 5ch stéréo de chez Denon (la stéréo avant est transposée aux surround), le contrôle spatial (pour ajuster la balance avant arrière)et le contrôle de profondeur (pour déplacer une partie des informations de la centrale vers les enceintes principales, si par exemple la voix semble trop centrée).

– Appliqué à la musique, le signal sonore n’est pas dégradé comme avec le DPL, et on peut créer un effet 5.1 tout à fait convainquant.

DPL
DPL2
Dolby Digital
Source
Analogique.
Télé Nicam, K7 vidéo stéréo
Analogique.
Télé Nicam, K7 vidéo stéréo
Programmes musicaux stéréo
Numérique.
DVD DD
Mode de sortie
2 canaux stéréo avant + centrale+ 2 surround en mono
2 canaux stéréo avant + centrale+ 2 surround en stéréo
2 canaux stéréo avant + centrale+ 2 surround en stéréo + caisson
Limites surround
Mono coupée à 7Khz
Stéréo, large bande 20 à20KHz
Stéréo, large bande 20 à20KHz
Effets
Aucun
Panorama, contrôle spatial, contrôlede profondeur
Résultat
Faible sur les surround
Proche du DD, permet de faire revivre vos K7 vidéo,et donner une nouvelle dimension aux programmes télé

Comment placer un caisson

Tout le monde parle de grave, de médium, d’aigus, d’infra graves. Mais qu’est ce que c’est au juste ?!
Et bien voici. On dit merci Mr Hifissimo !


L’infra grave commence à zéro et va jusqu’à 20 Hertz. Le grave va de 20 à 500Hz.
Le médium commence à 500Hz et passe la main à l’aigu à 5000Hz.

L’aigu commence à ce moment là, et va jusqu’à 20.000Hz. Ensuite, ce sont les ultra sons.

L’emplacement du caisson dans la pièce est fondamental. Peu de gens le savent, mais selon l’emplacement, le son venant du caisson peut très facilement être divisé par 10 !

Résultat, beaucoup d’écoutes qui concluent à la mauvaise qualité d’un caisson, ou à un son mou, sont en réalité dues à son mauvais placement.

Par ailleurs, les sons extrême grave n’étant pas faciles à localiser, la plupart des gens en concluent que l’on peut donc placer le caisson n’importe où ! Grosse erreur !

Car si l’oreille humaine ne distingue pas bien la provenance des sons très graves, cela ne veut pas dire qu’a l’inverse les sons très graves se déplacent dans tous les sens. Ils se déplacent au contraire selon des règles très précises, parfaitement connues, et de façon extrêmement inégale dans la pièce. C’est pour cela que selon l’endroit où l’on se trouve, et l’endroit où il est placé, l’intensité peut varier de 1 à 10.

Avant tout réglage, il faut commencer par trouver le bon emplacement du caisson. Il y a pour cela plusieurs méthodes.

La première :
Placez votre caisson à votre emplacement d’écoute. Prenez un disque test dans un magazine, ou achetez en un, ou au pire, mettez un DVD qui a beaucoup d’explosions. Coupez tous les autres canaux. Déplacez vous dans la pièce, et écoutez la qualité du grave. Là où il est le plus ferme et le plus puissant, c’est làque vous devez placer le caisson…

La seconde :
Si vous avez un caisson dont le HP est sur le devant, mettez le sur un skateboard, et avec l’aide de quelqu’un, déplacez le dans toute la pièce. Faites vos tests d’écoute avec le DVD de test, et quand le grave a le plus d’impact, qu’il est le plus ferme et le plus puissant, c’est là que vous devez placer le caisson. Il est bon, pour ce test, de disposer d’un sonomètre pour mesurer avec précision le volume sonore.

La dernière méthode, plus scientifique, consiste à éliminer le plus grand ennemi des graves, les ondes stationnaires des 4 premières harmoniques (25, 50, 75 et 100 Hz). Mais rassurez vous, je ne vais pas vous faire un cours d’acoustique !
Mesurez les dimensions de votre pièce, hauteur, largeur et profondeur (si les murs ou le plafond ne sont pas parallèles, prenez des moyennes). Divisez ensuite 345 par le double des dimensions trouvées. Le résultat vous donne les ondes stationnaires prédatrices du grave pour VOTRE pièce. Les fréquences ou votre pièce détruit le grave. Pour les réduire, vous devez déplacer votre emplacement d’écoute et votre caisson. Évitez de mettre le canapé et le caisson au 1/4 de la longueur de votre pièce, là ou la pression acoustique est la plus faible.
Et faites des tests avec le sonomètre situé aux emplacements possibles du canapé, et un disque test calé aux fréquences que vous avez trouvé.

Le bon placement, c’est quand le couple caisson/canapé est le moins perturbé par les fréquences stationnaires, donc quand l’impact et la puissance sont les plus forts à ces fréquences.

Jean Patrick Grumberg

© Hifissimo 2001
Toute utilisation ou reproduction est soumise à autorisation.
(qu’on ne vous refusera très probablement pas)

Choisir son lecteur CD

Choisir son lecteur CD :
Lecteur CD

Sur le papier, il existe assez peu de différences entre les lecteurs CD. Une platine CD reste un appareil simple, aux fonctions standard. Sur quels critères choisir, alors ?

Soit vous êtes un amateur très exigeant et vous choisirez une platine CD pour ses qualités musicales avant tout, soit vous serez plus influencé par la simplicité de mise en œuvre et d’utilisation, et son prix, bien entendu. Je classerai à part les platines de type juke-box ou les lecteur MP3, offrant effectivement des caractéristiques inhabituelles, et laisserai de côté les gadgets du type variation du pitch et autre volume numérique.
Au passage, une remarque importante : L’étude des caractéristiques constructeur présente généralement peu d’intérêt et n’aident pas à faire son choix. Un rapport signal/bruit, par exemple, ne permet en aucun cas de juger de la qualité musicale d’un appareil !

A vos marques :
Un point à considérer tout d’abord : la marque du lecteur. Si vous possédez déjà un amplificateur, il est fort probable que sa télécommande puisse piloter directement un lecteur CD du même constructeur. Si vous ne possédez pas de télécommande universelle, cet avantage peut avoir son importance.

En-dehors de cette adéquation de télécommande, et de toutes considérations esthétiques, il n’existe pas d’autre raison de choisir un lecteur CD de la même marque que votre amplificateur.
Donc, avant toute chose, regardez la télécommande de votre ampli. Elle peut piloter un lecteur CD ? C’est déjà une première piste.


Des fils et des platines :

Les platines CD, peu ou prou semblables en façade (à l’exception de la prise casque – souvent présente mais rarement utile), disposent de connexions plus ou moins fournies en face arrière : les plus simples ne proposent qu’une sortie stéréo, donc deux prises RCA, une rouge pour le canal droit, et une noire pour le canal gauche (ces sorties sont dites analogiques, mais ne vous effrayez pas de ce terme, il est secondaire ici), là où les platines les plus généreuses proposeront deux sorties analogiques, et une ou deux sorties numériques (qui peuvent être coaxiales ou optiques, là encore, pas de panique avec ces termes barbares, c’est secondaire). Il peut en outre s’y trouver une ou des prises servant à commander le lecteur depuis un ampli de la même marque.(Certains appareils très haut de gamme disposent de connecteurs pour signaux symétriques, dépassant le cadre de cette fiche).

Si vous possédez un bon amplificateur avec des entrées numériques, un amplificateur home-cinéma avec décodeur DTS, ou une platine Minidisc, il vous faut une ou deux de ces sorties numériques.

Contrairement aux idées reçues, la sortie numérique optique n’est pas meilleure que la sortie numérique coaxiale. Vérifiez plutôt quel type de sortie il vous faut pour relier vos différents éléments entre eux.

Des convertisseurs optique vers coaxial (et inversement) existent, mais ils constitueront un surcoût évitable, et ne respectent pas toujours les signaux qu’ils convertissent.

Au passage, si vous possédez une platine DVD, celle-ci peut faire office de lecteur CD. Notez toutefois que certains lecteurs DVD refusent de lire les CD-R (gravés), et si vous êtes exigeant sur la qualité, sachez aussi que la qualité de la plupart des lecteurs DVD est à près du niveau d’un lecteur CD de bas de gamme.

Entre les oreilles :
Si vous avez une belle installation et des oreilles exercées,vous rechercherez une platine CD ayant une bonne qualité musicale. Si vous croyez que toutes les platines CD se valent, détrompez-vous! Si effectivement les informations gravées sur un CD sont numériques, votre ampli, vos enceintes, ont besoin de signaux analogiques. Donc à un moment ou à un autre, il va falloir convertir ces signaux numériques inscrits sur le CD, en signaux analogiques compréhensibles par l’ampli. Or le type et la qualité des convertisseurs numérique- vers- analogique, et tous les étages électroniques qui vont avec, influencent beaucoup la qualité finale. Une oreille non exercée peut très facilement le constater entre deux platines n’ayant que 1000F d’écart. On trouve d’ailleurs de très bonnes platines à des prix tout à fait raisonnables : certaines références autours de 2000F sont devenues des petites légendes…

Les convertisseurs proposés par les différents constructeurs(legato link, AL24, etc.) induisent parfois un style sonore qui peut déplaire (le legato link est d’ailleurs débrayable sur certaines platines Pioneer), donc je ne saurais trop vous conseiller d’écouter avant d’acheter, règle immuable pour tout amateur exigeant.

Si vous utilisez la sortie numérique (optique ou coaxiale) du lecteur, vous n’utilisez alors plus les convertisseurs internes au lecteur, mais ceux de votre ampli. Sachez que la qualité du « transport » (c’est le nom de la mécanique de l’appareil) et des électroniques qui vont avec, peut modifier la qualité du son. De petits décalages temporels (jitter, ou gigue) et des erreurs de lecture peuvent en effet dégrader l’écoute.

En d’autres termes, une platine d’entrée de gamme, même sur sa sortie numérique, ne remplace pas un appareil plus sérieux, connecté en numérique lui aussi.

Des codages :
Un autre point pouvant attirer l’acheteur audiophile, ou l’amateur exigeant,est le décodage HDCD. Le nombre de CD respectant ce format est plus important qu’on ne pourrait le croire (seul un discret logo permet de les différencier d’un CD normal, et vous en avez probablement plus d’un sans le savoir), et ce décodage apporte un surcroît de dynamique appréciable (20 bits théoriques à comparer aux 16 bits du CD habituel)… sur une platine compatible. Certains rares lecteurs DVD proposent aussi ce décodage.

Enfin, les constructeurs ont fini par réaliser le potentiel commercial du décodage MP3. Si vous êtes de ceux qui gravent des CD MP3, vous savez que vous pouvez disposer de 10 heures de musique sans changer de disque. N’espérez quand-même pas la qualité d’un CD audio, mais avouons que ce peut être pratique.

Hors gabarit :
Pour terminer, les juke-box acceptent maintenant 200 à 300 disques et peuvent être intéressants. Leur maniement est plus ou moins simple ; certains sont chaînables entre eux (si vous possédez plus de 300 disques, vous pouvez ajouter un second lecteur) ; certains lisent les titres au format CD-Text sur les (rares) disques encodés; certains peuvent même se connecter à internet (via votre PC) pour télécharger automatiquement tous les titres des CD qui s’y trouvent. En-dehors des conseils de choix énoncés précédemment, étudiez donc précisément les possibilités de l’appareil avant de craquer.

Il est regrettable que le positionnement actuel de ces  » entrepôts à CD  » les limite la plupart du temps à des qualités de construction et esthétiques très discutables. N’espérez pas non plus trouver des juke-box audiophiles pour le moment.

La douloureuse :
Reste la question du prix. Une règle simple est de ne pas consacrer un budget délirant à un élément isolé de votre installation : le meilleur des lecteurs CD banché sur un ampli moyen et des enceintes quelconques ne donnera jamais le meilleur de ses possibilités. La règle en or à garder en mémoire, c’est qu’une install est toujours du niveau de son élément le plus faible. Donc, si vous disposez d’une installation d’entrée de gamme, inutile d’y adjoindre un lecteur de haut vol… sauf si cela constitue la première étape d’un rééquipement progressif.
A l’inverse, une belle installation fera ressortir les défauts d’un lecteur CD moins bon. Ne panachez donc pas trop les qualités.

Sans pouvoir entrer trop dans le détail (car ensuite il faut raisonner appareil par appareil), voici quelques règles directrices.
Avec une installation d’entrée de gamme, ou, si vous préférez, si vos enceintes ne dépassent pas les 1000F pièce environ, n’investissez pas plus de 2000F dans le lecteur. Si vos enceintes sont plus dans la tranche des 2/3000F, et que votre ampli est en proportion,vous entendrez la différence entre un bon lecteur à 1500Fet un bon lecteur à 3000F. Si vos enceintes valent plus de 3000F l’une, vous pouvez aisément investir dans un lecteur coûtant dans les 4/5000F et profitez de toutes les finesses qu’il offre : précision des timbres, placement impeccable des instruments dans l’espace, aération et donc clarté du message entre les différents instruments, fermeté du grave, etc…

Et quelque soit le modèle, ne négligez jamais la qualité du câble. Dès les modèles d’entrée de gamme, le câble livré d’origine est à mettre de coté, enfin, à la poubelle quoi ! et doit être remplacé par un câble en harmonie avec le niveau du lecteur, et de votre install. Mais ceci est vrai pour tous les maillons de votre système.

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© Marc-Etienne HUNEAU 2001
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(qu’on ne vous refusera très probablement pas)