Ne manquez pas une fête des mères high-tech : les idées cadeaux Hifissimo

Ne manquez pas une fête des mères high-tech : les idées cadeaux Hifissimo

Le 29 mai, c’est la fête des mères : une journée pour mettre toutes les Mamans à l’honneur et les remercier, tout simplement.

Hifissimo vous propose des idées cadeaux, pour tous les goûts.

Bonne fête à toutes les mamans.

Voir la liste des idées cadeaux que vous propose Hifissimo.

Sonos : le meilleur système sans fil pour vivre la musique dans toutes les pièces de votre habitation !

Pour tous ceux qui rêvent de diffuser sans contraintes de la musique, Sonos apporte des solutions innovantes et musicalement avancé.
Sonos Lifestyle

La musique entre vos mains

Sonos place le contrôle de la musique et de toutes les pièces là où il doit être : entre vos mains.

  • Du bout des doigts, vous pouvez accéder à tout un monde musical et écouter aussi bien de la musique transmise directement par Internet (par votre réseau et votre Box internet) que de la musique stockée sur votre ordinateur ou un périphérique NAS (Network Attached Storage) comme le système Time Capsule d’Apple. Deezer, Spotify sont à portée de télécommande très facilement, ainsi que l’ensemble de votre bibliothèque musicale stockée dans vos ordinateurs. Sans oublier la diffusion de vos CD ou vinyles par l’intermédiaire de votre chaîne Hi-Fi connectée.
  • Vous pouvez écouter la même musique dans toutes les pièces ou choisir une musique différente pour chacune des pièces.
  • Vous pouvez également choisir votre télécommande : le Sonos Controller 200, votre iPhone/iPod/iPad, votre téléphone Androïd avec les applications gratuites, le Sonos Controller pour Mac ou PC, ou une combinaison des quatre.

La magie de la musique sans fil façon Sonos

Pour réaliser un système qui diffuse de la musique dans toute la maison avec le maximum de qualités, le réseau sans fil doit être performant.

Aussi Sonos a créé SonosNet (propriétaire) qui délivre un signal de grande qualité avec une portée maximale pour une approche multi-room performante. Lorsqu’un réseau est surchargé ou qu’il est proche de ses limites, vous entendez des échos et des décalages entre les pièces. Ce n’est pas le cas avec Sonos grâce au choix du réseau maillé. Un réseau traditionnel avec un concentrateur central transmettant tout le trafic ne permet pas d’obtenir la couverture souhaitée de toutes les pièces. De plus, les réseaux à point d’accès central rencontrent de nombreux problèmes de performance.

La musique dans votre maison

Sonos traite à égalité toutes les pièces de votre maison. Vous pouvez placer des Connect ou des Play:3/Play:5 dans n’importe quelle pièce où vous souhaitez écouter de la musique.

 

Sonos Zone Player S5 noir
Sonos Play:5 noir

Sonos Play:5 : une enceinte sans fil autonome

Avec le Sonos Play:5 (système de musique sans fil tout-en-un, anciennement appelé ZonePlayer S5 ou ZP-S5) apporte une solution simple et performante. Avec une esthétique proche du récent SoundDock de Bose, le Sonos Play:5 permet d’écouter la musique stockée sur son réseau local. Il intègre tout le nécessaire pour accéder de façon autonome à un ordinateur, à un serveur de stockage en réseau (NAS) ou encore à internet, ceci sans fil (WiFi).
Il diffuse un son limpide et puissant qui rivalise avec des équipements audio bien plus volumineux et plus complexes. De plus, il permet un accès instantané à un choix illimité de musique contrôlable à distance, du bout des doigts.

Vue éclatée du Sonos S5
Vue éclatée du Sonos Play:5

Optimisé sur le plan acoustique, le Sonos Play:5 est muni de deux tweeters, de deux médiums et d’un caisson de grave alimentés individuellement par un amplificateur numérique. Tous les paramètres de filtrage, les réglages des aigus et des graves, l’égalisation active et l’alignement temporel sont définis dans le domaine numérique par l’entremise de circuits DSP de pointe, sans aucune perte de qualité audio ou d’énergie.


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Play:3
Sonos Play:3

Sonos Play:3
Sonos Play:3 : Un lecteur tout-en-un, plus petit, plus design ; posez-le dans un coin, il fait vibrer la pièce entière. Diffusez l’intégralité de votre bibliothèque musicale, des services musicaux en ligne et des radios Internet. Contrôlez le sans fil, son installation on ne peut plus simple. Commencez par un, puis ajoutez-en partout. Il est suffisamment polyvalent pour être positionné où vous le souhaitez, à l’horizontale ou à la verticale.


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Sonos ZP120
Sonos Connect:Amp

Sonos Connect:Amp

Le Connect:Amp (anciennement ZonePlayer 120 – ZP120) est muni d’un amplificateur numérique de pointe intégré qui vous apporte une qualité audio supérieure dans n’importe quelle pièce. Connectez le Connect:Amp à votre paire d’enceintes favorites, grandes ou petites, pour diffuser les innombrables titres et stations de radio dont vous disposez dans la pièce de votre choix. Pour pouvoir écouter de la musique, un Connect ou un ZoneBridge doit être raccordé au routeur et tout le reste fonctionne sans fil.


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Sonos ZP90
Sonos Connect

Sonos Connect

Le Connect (anciennement ZonePlayer 90 – ZP90) vous permet d’écouter toute la musique que vous voulez, dans toute la maison, sur tous les équipements audio que vous possédez déjà : votre récepteur home cinéma, votre chaîne stéréo, des enceintes amplifiées, etc. Raccordez simplement le Connect à n’importe quel périphérique audio amplifié dans n’importe quelle pièce : il fait immédiatement partie du système Sonos sans fil. Pour pouvoir écouter de la musique, un Connect, un Play ou un ZoneBridge doit être raccordé au routeur et tout le reste fonctionne sans fil.

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Sonos BR100
Sonos BR100

Sonos ZoneBridge (BR100)

Avec le Sonos ZoneBridge (BR100), la configuration de votre système Sonos est un jeu d’enfant et se fait en un clin d’œil. C’est la solution idéale si votre maison ne dispose pas de câbles Ethernet ou si votre routeur se trouve dans une pièce où vous ne voulez pas de musique. Vous pouvez raccorder le ZoneBridge à votre routeur haut débit pour activer instantanément le réseau maillé sans fil SonosNet. Ensuite, tous les Connect, Play et Controllers fonctionneront sans fil, dans l’ensemble de votre maison. Le ZoneBridge peut également être utilisé pour étendre la portée de votre système Sonos et la couverture sans fil du Controller.

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Sonos WD100 dock iPod et iPhone
Sonos WD100 dock iPod et iPhone

Sonos Wireless Dock (WD100)

De là où vous le souhaitez. Écoutez partout. Chargez n’importe quand. C’est la raison pour laquelle le Sonos Wireless Dock constitue l’accessoire parfait pour votre système Sonos. Maintenant, vous pouvez écouter sans fil toute la musique stockée ou lue sur un iPod/iPhone dans l’ensemble des pièces où vous disposez de Sonos. En outre, comme il s’agit d’une technologie sans fil, vous pouvez le placer sur une station d’accueil et le charger à l’endroit le plus pratique, tout en continuant de profiter de la musique à travers la maison. Mais surtout, Sonos Wireless Dock fournit la qualité audio la plus fidèle en lisant la musique numérique stockée sur votre iPod/iPhone, sans même la convertir au format analogique, comme la plupart des stations d’accueil traditionnelles.

Voir la fiche produit du Sonos Wireless Dock (WD100)

Simplicité d’installation

Il suffit de le brancher là où vous souhaitez écouter de la musique. Un Sonos ZonePlayer ou un Sonos ZoneBridge doit être raccordé à votre box ADSL ou routeur et tout le reste fonctionne sans fil. Dès que vous souhaitez écouter davantage de musique dans d’autres pièces, ajoutez simplement des Sonos Play:3, Play:5 ou d’autres Connect, sans fils supplémentaires.

Voir tous les produits Sonos

Découvrez la gamme Sonos en 3 vidéos

Le système Sonos est en démonstration dans nos magasins de Paris Saint-Lazare, Paris rue Monge, Vélizy-Villacoublay et Franconville (Quai des Marques A15).

JMR Cantabile Suprême : Série limitée 10ème anniversaire

JMR Cantabile Suprême : Série limitée 10ème anniversaireA l’occasion du 10ème anniversaire de la Cantabile, l’équipe du fabricant français Jean Marie Reynaud nous propose une série limitée intégrant des améliorations dignes des produits les plus haut de gamme de la marque, offrant une écoute tout en transparence, matière et fluidité.
La finition noire laquée est de toute beauté.
Elle sera en écoute très prochainement chez Hifissimo Saint-Lazare et Monge.

Voir la fiche produit

Attention la quantité sera ultra limitée

Qui a besoin d’enceintes ?!

Qui a besoin d’enceintes ?!

Au début, je n’ai pas fait attention. C’était il y a un an, dans une pub pour des vêtements de glisse. Une autre fois, elles décoraient la devanture d’une boutique de mode. J’ai percuté seulement il y a quelques semaines, à la sortie d’une grande surface, à Berlin. Une jeune femme dans les 25 ans, style Peace and Love, poussait son chariot sur le parking. Dedans, un très gros carton avec dessus un nom familier : Cabasse. Les enceintes, de préférence look années 80, sont entrées dans le paysage Dj et sports extrêmes et je n’avais rien remarqué.

Dans un salon, c’est l’ultime maillon High Tech, design retro en prime. Avec les caches retirés, le son du Nano prend de l’altitude. Vous ne l’avez jamais entendu chanter comme ça. A coté, les petits cubes en plastique chinois pour MP3, c’est totalement out.

Mon conseil, c’est bois noir, posées au sol, avec les hauts parleurs visibles. Plus elles sont grosses, mieux c’est. Le PC ou l’iPod, sono à fond, c’est le Nirvana. Et si elles ont un bon son, c’est gravement mieux.

Coté prix, c’est comme un bon VTT ou des skates : ça commence à pas cher, mais la qualité se paye. En revanche, on peut les essayer. C’est même recommandé.

Allez dans un magasin et branchez votre iPod (au passage, si le magasin ne veut pas le faire, allez ailleurs !). Ecoutez une enceinte dans votre budget. Testez plusieurs genres de musique. Puis écoutez une enceinte très bon marché, et enfin une plutôt chère. C’est pour vérifier si vos oreilles et votre portefeuille sont d’accord (si ce n’est pas le cas, je vous conseille de prendre un crédit ou d’économiser, mais ne prenez pas des enceintes moins bonnes, parce que ça se garde un bout de temps, ces petites bébêtes)

Maintenant si vous n’aimez pas la musique, vous n’avez pas besoin d’enceintes. Gardez les hauts parleurs de votre PC.

Jean Patrick Grumberg – Avril 2008

De la fibre au coaxial

fibre vs coaxialIntroduction :
L’idée d’un test comparatif entre les fibres optiques et les câbles coaxiaux ne date pas d’hier ! Très souvent, cette question épineuse revient sur les forums, sur les newsgroups et dans les magasins, principalement posée par de nouveaux acheteurs de matériel Home cinéma, qui se demandent comment relier leur DVD à leur ampli Home-ciné. Chacun y va alors de son expérience et de ses convictions : certains argumentent qu’en informatique, des réseaux entiers sont construits en coaxial sans le moindre problème, d’autre que la fibre optique présentent une insensibilité totales aux perturbations extérieures,et enfin, le coup de massue arrive très souvent, avec une forte tête qui déclare d’un ton assuré que quand on transmet un signal numérique, c’est à dire des uns et des zéros, le câble ne peut strictement rien changer, et que la discussion est donc stupide : tous les câbles sont identiques, et le reste n’est que marketing !

C’est ainsi qu’au détour du newsgroup fr.rec.home-cinema.fr, Jean Patrick me proposa de faire un test un peu plus général,qui comparerait différentes fibres, et différents câbles coaxiaux entre eux. Le but étant de d’essayer de dégager un peu le faux du vrai, et l’audible de l’inaudible !

Un peu de théorie:
Le signal numérique :

Les deux types de câbles qui nous intéressent dans ce test, sont des câbles destinés à transmettre des signaux dit numériques. Ces signaux sont en fait des suites de zéro et de uns, qui représentent, une fois regroupés entre eux et interprétés comme il le faut par le décodeur, le signal sonore. Ce signal sera ensuite amplifié par l’amplificateur. Ces signaux n’étaient auparavant ( c’est à dire avant l’ère du DVD ) pas bien connus du grand public. On les rencontrait uniquement dans des installations plus audiophiles, entre les platines transport CD, et les convertisseurs. Avec l’apparition des lecteurs DVD, tout le monde a bien du relier son lecteur à son ampli, pour l’image, et pour le son, vu que la plupart du temps, le décodeur numérique/analogique( ou NA ) ne se situait plus dans le lecteur, mais dans l’ampli ! D’où les questions citées plus haut. Le choix entre le câble coaxial ou le câble optique est pourtant souvent dicté par la platine, qui ne possède qu’une des deux sorties !

On peut, très schématiquement, distinguer deux types de signaux numériques : les signaux compressés, que sont Dolby Digital, et DTS, et les signaux non compressés, que sont les signaux stéréos PCM en sortie de platine CD, par exemple. Un signal compressé permet de regrouper les 0 et les 1 ensembles pour en transmettre moins, et par paquet. Un signal non compressé envoie, en gros, les 1 et les 0, les uns après les autres, sans chercher à comprendre…

Le Câble Coaxial :
Il consiste en une âme, le plus souvent en cuivre, entourée d’un diélectrique, c’est à dire un matériau isolant aux propriétés bien connues, lui même totalement entouré le plus souvent d’une feuille d’aluminium conductrice. Le tout est à nouveau entouré parfois d’un blindage plus conséquent, recouvrant à 90% ou plus, suivant le câble, puis enfin d’un isolant.

Ca câble transmet donc un signal électrique, et il n’y a pas de traitement particulier à faire subir au signal numérique avant de l’envoyer sur le câble. La seule contrainte, pour éviter des phénomènes de réflexion de signal aux extrémités,et donc la création de signaux parasites, est que le câble soit adapté en impédance. Un câble coaxial pour l’audio, est donc dit ’75 ohms’. J’attire donc l’attention des lecteurs sur le fait que les câbles coaxiaux des antennes TV, ne sont pas de la bonne impédance, car ils sont donnés pour 50 ohms.

Comme tout câble hi-fi, le coaxial est relié à la platine CD ou DVD par une prise Cinch, qui n’est pas, et de loin, la meilleure des connectique pour un câble coaxial. On est donc toujours confronté aux oxydations des ces prises, et les puristes conseilleront de désoxyder les prises de temps en temps avec des produits adaptés, pour que le contact métal/métal soit le meilleur possible. C’est d’ailleurs pour cela que les prises sont plaquées or, l’or étant,en théorie, inoxydable à l’air libre. Cependant, le problème de ce plaquage or, est qu’on ne peut pas vraiment savoir quel métal est dessous ! Il vaut mieux donc une prise bien conçue, adaptées aux impédances des câbles ( eh oui, une prise devrait être elle aussi en théorie ’75 ohms’ ), qu’un vague bout de tôle tordue, mais recouvert d’or sur 0.001mm d’épaisseur !

Excepté les problèmes de connexion du câble, le coaxial transmet un signal électrique, et comme tout câble électrique, il a tendance à devenir une antenne ! il peut donc se créer en plus du signal numérique, un signal parasite, subtil mélange de 50hz issu du réseau électrique, et de tout signal radio,ou de téléphone portable.

Les Fibres optiques :
Le principe du câble optique est celui de la réflexion d’un rayon lumineux à l’intérieur d’un matériau. Imaginez un rayon laser qui arrive sur un miroir : il sera réfléchi et repartira dans une autre direction, qui dépend de l’angle avec lequel il arrive sur le miroir. Dans une fibre optique, c’est pareil. On se débrouille pour faire rentrer le rayon lumineux à un bout de la fibre, puis il se réfléchi à l’intérieur, jusqu’à la sortie.
La fibre à l’immense avantage d’être souple, peu encombrante(dans les câbles industriels de moins d’1cm de diamètre, il peut y avoir des dizaines de fibres), économique à fabriquer, et surtout d’être totalement insensible à l’environnement magnétique.

L’inconvénient, c’est qu’elle transmet de la lumière et non pas de l’électricité. Il va donc falloir transformer notre signal numérique électrique, en un signal lumineux d’un côté de la fibre, et faire l’inverse de l’autre côté. Sans compter qu’il faut faire rentrer notre lumière dans la fibre, et pas tout à fait n’importe comment. Un autre inconvénient de la fibre, est que le signal lumineux s’appauvrit avec la longueur,et qu’il faut donc régulièrement le reconstruire. Mais ceci concerne des longueurs kilométriques, et est donc hors propos ici.

Cependant, l’ensemble de ces difficultés qui sont très bien maîtrisées en standard industriel, ont des conséquences en hifi un peu plus aléatoires !

Le Jitter et autre défauts :
Sans rentrer dans les détails, (que je ne maîtrise pas forcément !), et qui sont de toute façon hors de propos dans ce test, la qualité de transmission du signal numérique dépend du câble car la transmission du signal est synchrone. Contrairement à l’informatique où les signaux sont envoyés par paquets, puis réceptionnés dans un ordre quelconque et ré-assemblés, et où la réception peut signaler à l’émetteur qu’il lui manque un paquet, qui sera alors renvoyé, la transmission numérique hifi marche en flux tendu,et de manière unidirectionnelle. Les bits sont envoyés un à un, avec juste des marqueurs de début et fin, et la réception doit se débrouiller avec ce qu’elle a, et en temps réel! La réception ne sait pas combien il y aura de bits, et n’a aucun moyen de vérifier si il lui manque des petits …

C’est donc au convertisseur NA de récupérer tout le signal, et de le remettre en forme : en effet, du fait de la transmission électrique sur un câble coaxial, les sauts de tension pour signaler le passage entre des zéros et des uns, se sont un peu ‘arrondis’, un peu comme si on recevait ni un 0, ni un 1, mais un 0.5 !

Il faut également que le convertisseur se fabrique l’horloge de temps, parfaitement calée avec le rythme des données en entrée, à partir du signal lui-même.

On peut facilement imaginer que toutes ces difficultés viennent dégrader l’intégrité du signal numérique initial, qui sera donc différent du signal numérique d’arrivée,lequel sera redressé, recalé, reconstruit ‘un peu au hasard’ s’il manquait des bits à l’étage de conversion NA .

Conditions du Test :
Signal numérique :
La question était de savoir si on utilisait un signal de type stéréo PCM, ou bien un signal DTS, par exemple ( j’oublie immédiatement le signal Dolby Digital, qui ne présente absolument pas la qualité nécessaire pour faire un bon test ). Mon choix s’est rapidement porté sur le signal PCM d’un CD, dans la mesure où je n’ai jamais obtenu en signal DTS, la précision et la qualité de son que j’ai en stéréo.
Méthode de test
En général, un test commence par une écoute de 1à 2 minutes d’un morceau dans chacune des configurations. Puis j’effectue un test A/B, en alternant des changements rapides entre A et B, et des changements plus lents ( période de 30s en boucle sur le lecteur). Ensuite, les câbles sont échangés entres les prises, et le test est refait. Au moindre doute, j’essaye de cerner la partie de son qui m’intéresse, et de trouver un morceau qui permettrait de mettre plus en valeur ou en défaut ce point précis.

Matériel :
La difficulté d’un test de ce type, est de pouvoir faire un test A/B simultané fiable, c’est à dire avec la même chaîne CD vers enceintes, où juste le câble est différent. J’ai profité dans mon cas des possibilités de ma platine CD/Graveur Harman Kardon, qui offre 4 sorties numériques simultanées( 2 coax, 2 optiques). A l’autre bout, tous les câbles sont reliés à un convertisseur Denon DA500, qui propose 3 entrées optiques,et 2 entrées coaxial. Le regroupement de ces deux éléments, permet un test A/B, par choix de l’entrée sur le convertisseur.

Je rassure les sceptiques sur la qualité de la platine HK, en tant que transport CD. Certes, elle n’a pas été comparée à du très haut de gamme, mais comparée à des bases mécaniques Rotel par exemple, aucune différence audible n’a été décelée.

  • Transport CD : Harman Kardon Cdr-2
  • Convertisseur : Denon DA500
  • Câble Convertisseur, Pré-ampli : Audioquest Jade triplé torsadé
  • Préamplificateur : Rotel RB-980BX
  • Amplificateur : Bi-amplification en Nad 214
  • Câble Pré-ampli/ Ampli : Audioquest Jade triplé torsadé
  • Enceintes : JmLab Spectral 909.1
  • Câble Ampli/ enceintes : Audioquest F14

Câbles :
Les Fibres optiques :

Bandridge AL560 et AL561 : ces deux fibres sont là pour ‘voir’ si on peut entendre une différence de longueur entre 2 fibres. Elles sont sensées être identiques, excepté la longueur(respectivement 1m et 2m), mais l’aspect de leurs connecteurs n’est pas tout à fait le même. Les connecteurs de la 560 sont plus gros, dorés ( si si … c’est la mode, de mettre un peu de dorure totalement inutile sur les connecteurs des câbles optiques).

Oehlbach 6082 : Un câble de 2m de long, d’aspect tout à fait simple et honorable. Embouts plastiques de bonne taille, diamètre de gainage de l’ordre de 5mm.

Monster : C’est une fibre d’1m, que j’ai achetée il y a 5 ans. De l’ordre de 200FF. Gros diamètre, gros embouts.

Fibre Pro : C’est une fibre d’1m tout ce qu’il y de plus basique. Je l’avais achetée aux Etats Unis, dans un magasin professionnel,pour moins de 100F. Le diamètre est ridicule (2mm gaine plastique comprise), les embouts ultra simples. Impossible de trouver plus ‘léger’ en aspect.
Les câbles coaxiaux
Câble standard noir : c’est un câble coaxial que je qualifierai de câble de supermarché. Embouts plastique moulés,non dorés, diamètre des câbles de l’ordre de 5mm. Le type de câble livré avec les platines DVD.

Audioquest : c’est un câble d’1m, entrée de gamme de la gamme coaxial numérique Audioquest. Embouts dorés, avec vis de blocage de la gaine du câble dans l’embout. Sens d’utilisation du câble indiqué sur la gaine. De l’ordre de 250FF.

Bandridge Profigold PGD491: C’est un câble court, 75cm, d’un diamètre impressionnant ( 1cm ) façon tuyau d’arrosage ! Les prises sont massives, dorés, avec un système très ingénieux de double bague vissante, qui permet de serrer la prise, une fois qu’elle est positionnée sur la cinch. Cela garanti un bon contact, et vous évite d’arracher tout quand vous la retirez.

Booster Corp. : C’est un câble fait mains, fabriqué sur mesure sur base de coaxial Belden RG51, avec des embouts 75 ohms Canaré, et soudure à l’argent.

Compact Discs :
Mighty Sam Mc Clain, Album  » Give it up to live « , AQ1015,Titre  » Too Proud  » : Un de mes disques de référence. Une voie ‘black’ très rocailleuse, et une guitare très blues, qui pleure. Une dialogue permanent entre les deux, rythmé par une batterie percutante, sur fond d’orgue Hammond (Bruce Katz)
Marilyn Manson, Album  » Mechanical Animals « , Titre  » The drugs like me  » : Une torture pour le matériel et les voisins : Un mélange de guitares saturantes, une voie travaillée à l’ordinateur, et de la percussion électronique. Au bilan, un son très fouillis, avec de très fortes basses, et une voie sensée se détacher.

Dire Straits, Album  » … « , Titre  » … « : Une attaque en guitare sèche, très claire, et tirant sur un son un peu métallisé ( Comme beaucoup de disques DDD des années 80 ). Un classique qui met en valeur le côté trop agressif du matériel ( ce disque devient pour moi inaudible sur beaucoup d’amplis Yamaha, par exemple )

Christian Mc Bride, Album  » Gettin’ to it « , Titre « Splanky  » : Un morceau bien connu des testeurs de la NRDS. Trio de contrebasses, une à droite, une au milieu, une à gauche.Une alternance de solos et de reprises communes, où la difficulté tient dans la séparation des voies.

Les tests :
Préambule :

Le plus souvent, quand on teste deux éléments hi fi, des différences de son se trouvent dans la coloration sonore. L’exemple le plus classique est la différence de son entre Onkyo et Yamaha. Tout le monde entend instantanément une différence. La tâche difficile est ensuite de caractériser ces différences, volontaires, et d’essayer de comparer derrière ces colorations, des caractéristiques communes, comme l’étendu du spectre,ou bien l’espace sonore rendu.
En ce qui concerne les câbles numériques, les différences sont souvent d’un tout autre ordre de grandeur. On n’intervient pas sur la coloration du son, mais plus subtilement sur l’intégrité du message sonore. On comprend bien que l’influence des câbles sur les bits décrite précédemment, peut faire qu’une partie du signal est perdue, ou brouillée.
Le test comparatif de ces câbles demande donc, de manière générale, beaucoup d’attention et de précaution, et sauf cas particulier, les différences ne sont généralement pas audibles au point d’en sursauter !
Je tiens aussi à préciser que les conclusions qui suivent n’engagent que moi, dans le contexte de test précédemment décrit, et que je ne serais pas étonné que certaines de mes conclusions seraient différentes avec un matériel différent, dans d’autres conditions de test, pour les raisons évoquées plus haut.

Les différences entre Câbles coaxiaux :
Je retrace ici brièvement des essais que j’ai effectué depuis longtemps entre les câbles coaxiaux que j’ai acquis : Le premier câble coaxial basique est celui que j’avais eu avec mon décodeur Denon : Entièrement moulé plastique, sans la moindre dorure, je l’avais rapidement remplacé par un câble numérique Audioquest. Les différences entre les deux câbles étaient très nettes : on gagnait en détails, en qualité des aigus (nettement plus clairs, et aucunement agressifs), en qualité de grave ( précision et profondeur ), et surtout en image stéréophonique : la scène retrouvait de l’ampleur et de la profondeur.

Satisfait de mon Audioquest, je n’ai pas cherché à le faire évoluer, principalement rebuté que j’étais devant les tarifs des câbles du commerce. C’est en discutant sur les forums, que je me décidais à comparer mon Audioquest avec un câble ‘Faits Main’.

En prenant bien mon temps pour les écouter, j’ai dû rapidement reconnaître une amélioration réelle grâce au câble artisanal, même si celle ci n’était pas renversante ! Les domaines améliorés étaient identiques à ceux cités précédemment, mais dans une proportion plus faible. Je pense que les plus grosses différences se trouvaient dans la taille de l’image stéréophonique. Mon installation étant entre temps passée en bi amplification et sur de nouvelles enceintes, j’ai pu ressentir un apport net du nouveau coaxial qui prit donc la place de mon Audioquest, remisé sur la platine DAT !

Finalement, le test proposé par Jean Patrick me permis de remettre en jeu la victoire du ‘Fait Main’, en le comparant à une marque réputée sérieuse et peu chère. Il faut bien dire que j’abordais ce test en étant persuadé de la défaite du Bandridge Profigold. Et quelle ne fût pas ma surprise, sur l’introduction de Mighty Sam Mc Clain, de ressentir une profondeur et un grain de voix que je ne connaissais pas ! Non seulement, l’espace semblait une fois de plus élargi, mais l’ensemble des petits détails (balais de caisse claire, respiration) apparaissaient avec plus de naturel.

C’est effectivement l’ajout de naturel qui se précisa sur les morceaux suivants. Bien sûr, il faut être honnête,et ne pas considérer que la différence était audible sans la moindre attention, sur un matériel quelconque. Je pense qu’il faut une installation qui soit capable de bien mettre à profit l’effet stéréophonique, et donc, je pense au minimum un système préampli/ ampli double mono, ou bien un intégré conçu de la sorte.

Mais un retour rapide à l’Audioquest permit de bien sentir le net progrès réalisé. Le câble Profigold se sent à l’aise, aussi bien sur le Marilyn Manson, où la dynamique joue à plein, et le fouillis est détouré au maximum, que sur Christian Mc Bride, où chaque contrebasse est proprement positionnée, avec une chaleur propre à chacune, et où jamais les sons ne semblent s’emmêler !

Ce câble sort donc grand vainqueur du test coaxial, et …j’en fis d’ailleurs instantanément l’acquisition ! La seule remarque est donc qu’il est court, et qu’il ne permet donc qu’une liaison entre deux éléments adjacents.

La différence de longueur de fibre optique :
On utilise pour cela les deux câbles Bandridge, montés sur les entrées 1 et 2 de mon convertisseur. Je ne m’attendais pas à entendre la moindre différence, et quelle ne fut pas ma surprise d’entendre une différence très nette entre les deux câbles. Un son clair, trop agressif d’un côté,un son plus doux de l’autre. De stupeur, je décide d’échanger les câbles sur les entrées au convertisseur. Le 2 passant en 1, et le 1, en 2. Et … la différence reste attachée aux entrées, et non pas aux câbles !

La première conclusion de ce test est donc que les entrées optiques de mon convertisseur, ne sont en aucun cas identiques, et que l’entrée 1 présente un son beaucoup trop clair et agressif. C’est un point intéressant, qui met en valeur de façon pratique les difficultés des ensembles réception/conversion optique électrique !

Le test est donc transposé aux entrées optiques 2 et3 … où il se confirma qu’aucune différence audible n’a été entendue, sur tous les albums cités plus haut, ainsi que sur quelques autres ( Rebecca Pidgeon, St Germain, Sera Una Noche).

A fibre identique, mais de longueur différente ( 1m et 2m), aucune différence n’est audible sur mon matériel.

Pour les tests suivants, on garde donc la fibre la plus courte (AL560),pour des raisons pratiques, l’arrière de ma chaîne est déjà très encombrée.

Les différences entre Fibres :
Ce test commença entre les fibres Oehlbach 6082, et Bandridge AL560: Sur le morceau de Dire Straits, aucune différence n’est audible. Le morceau de Marilyn Manson, dégage un très léger avantage pour le Oehlbach, qui est plus net, alors que le Bandridge traîne un peu dans le grave. Cette impression est confirmée sur Christian Mc Bride, ou le Bandridge est en retrait sur la séparation des canaux D&G. Il semble également légèrement effacer une résonance, mais présente par contre un son de corde un peu plus rond. La même impression revient sur le Mighty Sam McMlain, ou je trouve que la voix est trop ronde avec le câble Bandridge,et manque de grain. Mais par contre, aucune différence de grain n’est audible sur une voix féminine comme celle de Rebecca Pidgeon… ! Attention, dans tous les cas, les différences sont TRES légères, et audibles avec de l’attention, et de l’expérience, quand on sait où chercher la différence !

Les autres tests, où la fibre Oehlbach est opposée àla Fibre_Pro et à la Monster ne font que confirmer le test précédent. La fibre Oehlbach est toujours un tout petit peu plus précise dans le grave, avec toujours un peu plus de grain et de séparation des voies. Par contre, il est à noter qu’il faut vraiment s’arracher les tympans pour entendre une différence entre les Monster, Bandridge ou la Fibre_pro. Honnêtement, après plusieurs soirées en tests croisés, où il m’arrivait d’entendre une chose un jour, et son contraire le lendemain, je dois admettre qu’il m’est impossible de déterminer la moindre différence audible entre ces trois fibres, et que la fibre Oehlbach est la seule à se détacher TRES TRES légèrement du lot.

Fibre Optique contre câble coaxial :
J’émets dès le début des réserves sur ce test, car il ne représente pas un vrai test AB entre une fibre optique et un câble coaxial : ce test est un test AB entre la chaîne convertisseur électro-optique/ prise optique/ fibre/prise optique/ convertisseur optiquo-électrique d’un côté, et la chaîne prise coax femelle/ câble coaxial / prise coax femelle, de l’autre côté ! Il peut donc être dépendant de la qualité des convertisseurs utilisés pour l’optique.

Cela dit, la comparaison s’est effectuée entre le câble Oehlbach6082, léger vainqueur du test précédent, et le câble coaxial fait main, câble que j’avais adopté jusque là,et qui se trouve dans la même gamme de prix.

Et le résultat est sans appel en faveur du câble coaxial:
· Sur le Dire Straits, le son avec la fibre est légèrement moins acide que sur le coaxial, et donc plus agréable ! Mais ceci montre pourtant un manque de neutralité de la fibre, étant donné le caractère justement très métallique de cet enregistrement (cet exemple montre au passage la difficulté d’émettre un avis en faveur d’un produit … ). En complément, la scène sonore se retrouve assez nettement plus centrée avec la fibre, alors qu’elle respire beaucoup plus avec le câble coaxial.
· Sur le Marilyn Manson, les différences se précisent: le son avec la fibre est plus centré, plus sourd ( plus fouillis, étant donné la difficulté de donner de l’air à la scène sonore de ce morceau ), et le spectre descend également moins bas.
· Enfin, sur la voix de Mighty Sam Mc Clain, la fibre apporte beaucoup moins de grain, et le son semble perdre de la dynamique (les attaques donnent l’impression d’être moins rapides).

Le câble fait mains, qui n’est pourtant pas le gagnant du test entre les câbles coaxiaux bat sans discussion la fibre gagnante du comparatif entre fibres. Le son de la fibre n’est pas mauvais, mais semble limité et n’atteint pas la précision qu’on obtient avec les câbles coaxiaux. La différence est audible, assez facilement, mais demande quand même un peu d’attention.

Conclusion :
La première conclusion que l’on peut tirer de ce test, est qu’il existe donc bien une différence audible sur un matériel de qualité, entre les fibres optiques et le câbles coaxiaux, et que cette différence, sur mon installation, est nettement en faveur des câbles coaxiaux.

Rien ne permet en effet de dire si le facteur limitant dans le cas des fibres optiques, est la fibre elle même, ou bien les convertisseurs optiques, bien que mon opinion irait probablement vers la mauvaise qualité de ces derniers, avec probablement des problèmes également dûs aux prises Toslink.

Toujours est il que ce test désigne comme grand vainqueur le câble coaxial Bandridge Profigold PGD491, qui apporte à mon avis une qualité remarquable pour un prix tout à fait raisonnable. Je pense sincèrement, jusqu’à preuve du contraire, que pour passer à un câble plus onéreux, il vous faudra sérieusement envisager une installation de très très grande qualité!

Les câbles, ces inconnus

Câble enceinte Oehlbach 1063 4mm²Le câble est un symbole. Pas le symbole du câble ombilical, comme le titre de cet article le laisse penser, mais celui de la victoire de l’oreille sur la machine. Car la machine ne mesure pas,ou très mal, la différence de qualité qu’il peut exister entre un câble ordinaire et un câble haute définition(HD). Les « zoreilles », elles, oui, et même assez facilement. Et les utilisateurs qui ont acheté des câbles HD avec un gros doute, ont généralement été vite convaincu du résultat, de la différence, bien présente, palpable et audible. Un câble HD, ça s’entend, et c’est meilleur.

Et pourtant, quoi de plus banal, de plus insignifiant et de moins sexy qu’un bout de fil électrique ?
Quoi de plus idiot que transporter un signal audio d’un appareil à un autre ?
Il n’y a pas de changement d’énergie mécanique en énergie électrique, il n’y a pas d’amplification, pas de transformation, rien… ou presque. Car si on y réfléchit un instant, on se rend compte qu’il est finalement extrêmement compliqué de faire passer un signal complexe, multi-octaves, aux changements d’intensité si rapides et si gigantesques, sans altérer aucune de ses informations… Car là est le but : le câble ne doit pas abîmer les informations qu’il transporte, il doit se faire totalement oublier. Hors en tant que pièce électrique, il a une résistance, il retient des informations, qui n’arriveront jamais à destination.

Maintenant il est vrai que selon les appareils connectés, la différence est plus ou moins perceptible. Mais heureusement, la guerre entre les défenseurs et les détracteurs appartient au passé,et plus personne aujourd’hui ne conteste encore sérieusement l’intérêt des bons câbles de liaison.

On pense que les signaux électriques qui propagent les graves et ceux qui propagent les aigus ne se déplacent pas tout à fait de la même façon à l’intérieur du câble. Ainsi a-t-on pu déterminer que selon les styles de câbles(diamètre, nature des matériaux, taille et nombre de brins,mélange de matériaux, isolation de certains brins par un vernis, type de tressage des brins, conception symétrique ou pas), le résultat varie assez fortement.

Qu’est ce que ça change ?
On peut dire, et cela peut paraître paradoxal, qu’un bon câble est un câble qui ne fait rien, ou qui en fait le moins possible. Un bon câble, ça doit être invisible, enfin inaudible! Et par conséquent, il est erroné de parler des apports d’un câble par rapport à un autre. On doit parler, au contraire, de la discrétion des câbles, plus ou moins grande. Un bon câble, donc, va :

– rétablir un meilleur équilibre tonal entre les médiums et les aigus.

– restaurer la dynamique d’origine.

– remettre en valeur le relief naturel.

– restituer le rapport entre les détails de premier plan et ceux d’arrière plan.

– reconstituer la profondeur de l’image.

Comment les choisir :
Une règle tend de plus en plus à se dégager : la qualité et la personnalité des câbles semble être due en grand partie à la qualité du métal qui les compose. Il paraît donc prudent de constituer toute sa chaîne avec la même marque, pour avoir à faire à un seul fournisseur de métal.

Pour un câble d’enceinte, une ou deux règles simples :
il transporte une grande quantité de courant, donc plus il est gros, moins il oppose de résistance au passage de ce courant, et meilleur est le résultat. On déduit facilement que plus la longueur est importante, plus le câble doit être gros. A titre de repère, je conseille souvent de prendre du 2.5 mm2 pour des longueurs inférieures à 6/7 mètres, et de passer au 4 mm2 pour les longueurs de plus de 7 mètres.

Le câble a un sens, il est étudié pour véhiculer des signaux dont la courbe a été analysée, aussi il faut respecter le sens ampli – enceinte qui est indiqué parle sens d’écriture de la marque sur le câble. Il faut lire la marque dans le sens ampli – enceintes…

c’est idiot mais des fois on oublie : le plus sur le plus, le moins sur le moins (rouge sur rouge, noir sur noir). La dessus, je ne vous donne aucune dérogation, le son est horrible car les graves disparaissent, se déplacent et créent un trou entre les enceintes, quand il y a une inversion sur une des deux enceintes (on appelle ça une opposition de phase).

Pour le câble de modulation, il faut tenir compte de quelques facteurs, également :
choisir les câbles les plus courts possibles, car plus ils sont courts, moins ils opposent de résistance, et donc plus ils seront discrets.

Il est inutile de dépenser trop d’argent sur les maillons bas de gamme, ou qui diffusent une bande passante réduite, comme le tuner, ou votre platine K7 si c’est un modèle moyen. Par conte, entre un ampli et un préampli, entre un lecteur CD, Laserdisc ou DVD : mettez le paquet ! Plus il est cher, meilleur il est. Mais là encore, pas de délire, c’est inutile de dépenser de l’argent si votre matériel n’est pas à la hauteur. Un truc auquel je me réfère souvent : investir 1/10e du prix de votre lecteur dans son câble de liaison paraît être une dépense équilibrée.

OFC, ça veut dire quoi ?
On lit souvent la mention OFC sur les câbles : ça veut dire Oxygene Free Copper « cuivre sans oxygène ».

Leur raison d’être est assez simple (enfin façon de parler!) :
Les fréquences aigus se déplacent plus vite, plus librement, quand la résistance est la plus faible, c’est à dire à l’extérieur du câble. Mais le brin qui se situe à l’extérieur va bouger sans cesse entre l’intérieur et l’extérieur. Donc les fréquences aigus vont sauter en permanence d’un brin à l’autre pour rester toujours à l’extérieur. Sinon, elles sont ralenties par rapport aux fréquences graves, et on constate un décalage, qui donne une impression audible de perte de précision,et de flou. Pour pouvoir sauter ainsi d’un brin à l’autre en douceur, sans perte, il faut que rien ne vienne gêner ce transfert, et donc surtout pas d’oxydation. Autre facteur, les cristaux. Un câble en cuivre est composé de cristaux (1500 par 30cm pour un cuivre trè spur) que le courant traverse. Chaque passage d’un cristaux à l’autre génère une distorsion qui sera d’autant plus importante que le câble aura été fondu en présence d’oxygène, qui favorise la formation de dioxydes. Donc les câbles sérieux sont traités anti-oxydation, tout simplement (ouf !)

Un petit mot au passage pour la bi-amplification :
On sait que les fréquences graves véhiculent un champ magnétique très important. On sait aussi que ce champ magnétique, au niveau microscopique, modifie les caractéristiques électriques du câble, qui a son tour modifie les caractéristiques magnétiques des fréquences élevées, plus faibles et plus fragiles… C’est pourquoi (entre autres, car je ne parle ici que de la partie câble) la bi-amplification, avec filtre de séparation immédiatement derrière les amplis, et bi-câblage, donne de si bons résultats: les fréquences graves sont isolées des aigus, et ne provoquent pas les perturbations magnétiques décrites plus haut. Le son est ainsi plus vrai, plus franc, plus dynamique.

Jean-Patrick Grumberg

Choisir son lecteur CD

Choisir son lecteur CD :
Lecteur CD

Sur le papier, il existe assez peu de différences entre les lecteurs CD. Une platine CD reste un appareil simple, aux fonctions standard. Sur quels critères choisir, alors ?

Soit vous êtes un amateur très exigeant et vous choisirez une platine CD pour ses qualités musicales avant tout, soit vous serez plus influencé par la simplicité de mise en œuvre et d’utilisation, et son prix, bien entendu. Je classerai à part les platines de type juke-box ou les lecteur MP3, offrant effectivement des caractéristiques inhabituelles, et laisserai de côté les gadgets du type variation du pitch et autre volume numérique.
Au passage, une remarque importante : L’étude des caractéristiques constructeur présente généralement peu d’intérêt et n’aident pas à faire son choix. Un rapport signal/bruit, par exemple, ne permet en aucun cas de juger de la qualité musicale d’un appareil !

A vos marques :
Un point à considérer tout d’abord : la marque du lecteur. Si vous possédez déjà un amplificateur, il est fort probable que sa télécommande puisse piloter directement un lecteur CD du même constructeur. Si vous ne possédez pas de télécommande universelle, cet avantage peut avoir son importance.

En-dehors de cette adéquation de télécommande, et de toutes considérations esthétiques, il n’existe pas d’autre raison de choisir un lecteur CD de la même marque que votre amplificateur.
Donc, avant toute chose, regardez la télécommande de votre ampli. Elle peut piloter un lecteur CD ? C’est déjà une première piste.


Des fils et des platines :

Les platines CD, peu ou prou semblables en façade (à l’exception de la prise casque – souvent présente mais rarement utile), disposent de connexions plus ou moins fournies en face arrière : les plus simples ne proposent qu’une sortie stéréo, donc deux prises RCA, une rouge pour le canal droit, et une noire pour le canal gauche (ces sorties sont dites analogiques, mais ne vous effrayez pas de ce terme, il est secondaire ici), là où les platines les plus généreuses proposeront deux sorties analogiques, et une ou deux sorties numériques (qui peuvent être coaxiales ou optiques, là encore, pas de panique avec ces termes barbares, c’est secondaire). Il peut en outre s’y trouver une ou des prises servant à commander le lecteur depuis un ampli de la même marque.(Certains appareils très haut de gamme disposent de connecteurs pour signaux symétriques, dépassant le cadre de cette fiche).

Si vous possédez un bon amplificateur avec des entrées numériques, un amplificateur home-cinéma avec décodeur DTS, ou une platine Minidisc, il vous faut une ou deux de ces sorties numériques.

Contrairement aux idées reçues, la sortie numérique optique n’est pas meilleure que la sortie numérique coaxiale. Vérifiez plutôt quel type de sortie il vous faut pour relier vos différents éléments entre eux.

Des convertisseurs optique vers coaxial (et inversement) existent, mais ils constitueront un surcoût évitable, et ne respectent pas toujours les signaux qu’ils convertissent.

Au passage, si vous possédez une platine DVD, celle-ci peut faire office de lecteur CD. Notez toutefois que certains lecteurs DVD refusent de lire les CD-R (gravés), et si vous êtes exigeant sur la qualité, sachez aussi que la qualité de la plupart des lecteurs DVD est à près du niveau d’un lecteur CD de bas de gamme.

Entre les oreilles :
Si vous avez une belle installation et des oreilles exercées,vous rechercherez une platine CD ayant une bonne qualité musicale. Si vous croyez que toutes les platines CD se valent, détrompez-vous! Si effectivement les informations gravées sur un CD sont numériques, votre ampli, vos enceintes, ont besoin de signaux analogiques. Donc à un moment ou à un autre, il va falloir convertir ces signaux numériques inscrits sur le CD, en signaux analogiques compréhensibles par l’ampli. Or le type et la qualité des convertisseurs numérique- vers- analogique, et tous les étages électroniques qui vont avec, influencent beaucoup la qualité finale. Une oreille non exercée peut très facilement le constater entre deux platines n’ayant que 1000F d’écart. On trouve d’ailleurs de très bonnes platines à des prix tout à fait raisonnables : certaines références autours de 2000F sont devenues des petites légendes…

Les convertisseurs proposés par les différents constructeurs(legato link, AL24, etc.) induisent parfois un style sonore qui peut déplaire (le legato link est d’ailleurs débrayable sur certaines platines Pioneer), donc je ne saurais trop vous conseiller d’écouter avant d’acheter, règle immuable pour tout amateur exigeant.

Si vous utilisez la sortie numérique (optique ou coaxiale) du lecteur, vous n’utilisez alors plus les convertisseurs internes au lecteur, mais ceux de votre ampli. Sachez que la qualité du « transport » (c’est le nom de la mécanique de l’appareil) et des électroniques qui vont avec, peut modifier la qualité du son. De petits décalages temporels (jitter, ou gigue) et des erreurs de lecture peuvent en effet dégrader l’écoute.

En d’autres termes, une platine d’entrée de gamme, même sur sa sortie numérique, ne remplace pas un appareil plus sérieux, connecté en numérique lui aussi.

Des codages :
Un autre point pouvant attirer l’acheteur audiophile, ou l’amateur exigeant,est le décodage HDCD. Le nombre de CD respectant ce format est plus important qu’on ne pourrait le croire (seul un discret logo permet de les différencier d’un CD normal, et vous en avez probablement plus d’un sans le savoir), et ce décodage apporte un surcroît de dynamique appréciable (20 bits théoriques à comparer aux 16 bits du CD habituel)… sur une platine compatible. Certains rares lecteurs DVD proposent aussi ce décodage.

Enfin, les constructeurs ont fini par réaliser le potentiel commercial du décodage MP3. Si vous êtes de ceux qui gravent des CD MP3, vous savez que vous pouvez disposer de 10 heures de musique sans changer de disque. N’espérez quand-même pas la qualité d’un CD audio, mais avouons que ce peut être pratique.

Hors gabarit :
Pour terminer, les juke-box acceptent maintenant 200 à 300 disques et peuvent être intéressants. Leur maniement est plus ou moins simple ; certains sont chaînables entre eux (si vous possédez plus de 300 disques, vous pouvez ajouter un second lecteur) ; certains lisent les titres au format CD-Text sur les (rares) disques encodés; certains peuvent même se connecter à internet (via votre PC) pour télécharger automatiquement tous les titres des CD qui s’y trouvent. En-dehors des conseils de choix énoncés précédemment, étudiez donc précisément les possibilités de l’appareil avant de craquer.

Il est regrettable que le positionnement actuel de ces  » entrepôts à CD  » les limite la plupart du temps à des qualités de construction et esthétiques très discutables. N’espérez pas non plus trouver des juke-box audiophiles pour le moment.

La douloureuse :
Reste la question du prix. Une règle simple est de ne pas consacrer un budget délirant à un élément isolé de votre installation : le meilleur des lecteurs CD banché sur un ampli moyen et des enceintes quelconques ne donnera jamais le meilleur de ses possibilités. La règle en or à garder en mémoire, c’est qu’une install est toujours du niveau de son élément le plus faible. Donc, si vous disposez d’une installation d’entrée de gamme, inutile d’y adjoindre un lecteur de haut vol… sauf si cela constitue la première étape d’un rééquipement progressif.
A l’inverse, une belle installation fera ressortir les défauts d’un lecteur CD moins bon. Ne panachez donc pas trop les qualités.

Sans pouvoir entrer trop dans le détail (car ensuite il faut raisonner appareil par appareil), voici quelques règles directrices.
Avec une installation d’entrée de gamme, ou, si vous préférez, si vos enceintes ne dépassent pas les 1000F pièce environ, n’investissez pas plus de 2000F dans le lecteur. Si vos enceintes sont plus dans la tranche des 2/3000F, et que votre ampli est en proportion,vous entendrez la différence entre un bon lecteur à 1500Fet un bon lecteur à 3000F. Si vos enceintes valent plus de 3000F l’une, vous pouvez aisément investir dans un lecteur coûtant dans les 4/5000F et profitez de toutes les finesses qu’il offre : précision des timbres, placement impeccable des instruments dans l’espace, aération et donc clarté du message entre les différents instruments, fermeté du grave, etc…

Et quelque soit le modèle, ne négligez jamais la qualité du câble. Dès les modèles d’entrée de gamme, le câble livré d’origine est à mettre de coté, enfin, à la poubelle quoi ! et doit être remplacé par un câble en harmonie avec le niveau du lecteur, et de votre install. Mais ceci est vrai pour tous les maillons de votre système.

© Hifissimo 2001,
© Marc-Etienne HUNEAU 2001
Toute utilisation ou reproduction est soumise à autorisation.
(qu’on ne vous refusera très probablement pas)