Les câbles, ces inconnus

Câble enceinte Oehlbach 1063 4mm²Le câble est un symbole. Pas le symbole du câble ombilical, comme le titre de cet article le laisse penser, mais celui de la victoire de l’oreille sur la machine. Car la machine ne mesure pas,ou très mal, la différence de qualité qu’il peut exister entre un câble ordinaire et un câble haute définition(HD). Les « zoreilles », elles, oui, et même assez facilement. Et les utilisateurs qui ont acheté des câbles HD avec un gros doute, ont généralement été vite convaincu du résultat, de la différence, bien présente, palpable et audible. Un câble HD, ça s’entend, et c’est meilleur.

Et pourtant, quoi de plus banal, de plus insignifiant et de moins sexy qu’un bout de fil électrique ?
Quoi de plus idiot que transporter un signal audio d’un appareil à un autre ?
Il n’y a pas de changement d’énergie mécanique en énergie électrique, il n’y a pas d’amplification, pas de transformation, rien… ou presque. Car si on y réfléchit un instant, on se rend compte qu’il est finalement extrêmement compliqué de faire passer un signal complexe, multi-octaves, aux changements d’intensité si rapides et si gigantesques, sans altérer aucune de ses informations… Car là est le but : le câble ne doit pas abîmer les informations qu’il transporte, il doit se faire totalement oublier. Hors en tant que pièce électrique, il a une résistance, il retient des informations, qui n’arriveront jamais à destination.

Maintenant il est vrai que selon les appareils connectés, la différence est plus ou moins perceptible. Mais heureusement, la guerre entre les défenseurs et les détracteurs appartient au passé,et plus personne aujourd’hui ne conteste encore sérieusement l’intérêt des bons câbles de liaison.

On pense que les signaux électriques qui propagent les graves et ceux qui propagent les aigus ne se déplacent pas tout à fait de la même façon à l’intérieur du câble. Ainsi a-t-on pu déterminer que selon les styles de câbles(diamètre, nature des matériaux, taille et nombre de brins,mélange de matériaux, isolation de certains brins par un vernis, type de tressage des brins, conception symétrique ou pas), le résultat varie assez fortement.

Qu’est ce que ça change ?
On peut dire, et cela peut paraître paradoxal, qu’un bon câble est un câble qui ne fait rien, ou qui en fait le moins possible. Un bon câble, ça doit être invisible, enfin inaudible! Et par conséquent, il est erroné de parler des apports d’un câble par rapport à un autre. On doit parler, au contraire, de la discrétion des câbles, plus ou moins grande. Un bon câble, donc, va :

– rétablir un meilleur équilibre tonal entre les médiums et les aigus.

– restaurer la dynamique d’origine.

– remettre en valeur le relief naturel.

– restituer le rapport entre les détails de premier plan et ceux d’arrière plan.

– reconstituer la profondeur de l’image.

Comment les choisir :
Une règle tend de plus en plus à se dégager : la qualité et la personnalité des câbles semble être due en grand partie à la qualité du métal qui les compose. Il paraît donc prudent de constituer toute sa chaîne avec la même marque, pour avoir à faire à un seul fournisseur de métal.

Pour un câble d’enceinte, une ou deux règles simples :
il transporte une grande quantité de courant, donc plus il est gros, moins il oppose de résistance au passage de ce courant, et meilleur est le résultat. On déduit facilement que plus la longueur est importante, plus le câble doit être gros. A titre de repère, je conseille souvent de prendre du 2.5 mm2 pour des longueurs inférieures à 6/7 mètres, et de passer au 4 mm2 pour les longueurs de plus de 7 mètres.

Le câble a un sens, il est étudié pour véhiculer des signaux dont la courbe a été analysée, aussi il faut respecter le sens ampli – enceinte qui est indiqué parle sens d’écriture de la marque sur le câble. Il faut lire la marque dans le sens ampli – enceintes…

c’est idiot mais des fois on oublie : le plus sur le plus, le moins sur le moins (rouge sur rouge, noir sur noir). La dessus, je ne vous donne aucune dérogation, le son est horrible car les graves disparaissent, se déplacent et créent un trou entre les enceintes, quand il y a une inversion sur une des deux enceintes (on appelle ça une opposition de phase).

Pour le câble de modulation, il faut tenir compte de quelques facteurs, également :
choisir les câbles les plus courts possibles, car plus ils sont courts, moins ils opposent de résistance, et donc plus ils seront discrets.

Il est inutile de dépenser trop d’argent sur les maillons bas de gamme, ou qui diffusent une bande passante réduite, comme le tuner, ou votre platine K7 si c’est un modèle moyen. Par conte, entre un ampli et un préampli, entre un lecteur CD, Laserdisc ou DVD : mettez le paquet ! Plus il est cher, meilleur il est. Mais là encore, pas de délire, c’est inutile de dépenser de l’argent si votre matériel n’est pas à la hauteur. Un truc auquel je me réfère souvent : investir 1/10e du prix de votre lecteur dans son câble de liaison paraît être une dépense équilibrée.

OFC, ça veut dire quoi ?
On lit souvent la mention OFC sur les câbles : ça veut dire Oxygene Free Copper « cuivre sans oxygène ».

Leur raison d’être est assez simple (enfin façon de parler!) :
Les fréquences aigus se déplacent plus vite, plus librement, quand la résistance est la plus faible, c’est à dire à l’extérieur du câble. Mais le brin qui se situe à l’extérieur va bouger sans cesse entre l’intérieur et l’extérieur. Donc les fréquences aigus vont sauter en permanence d’un brin à l’autre pour rester toujours à l’extérieur. Sinon, elles sont ralenties par rapport aux fréquences graves, et on constate un décalage, qui donne une impression audible de perte de précision,et de flou. Pour pouvoir sauter ainsi d’un brin à l’autre en douceur, sans perte, il faut que rien ne vienne gêner ce transfert, et donc surtout pas d’oxydation. Autre facteur, les cristaux. Un câble en cuivre est composé de cristaux (1500 par 30cm pour un cuivre trè spur) que le courant traverse. Chaque passage d’un cristaux à l’autre génère une distorsion qui sera d’autant plus importante que le câble aura été fondu en présence d’oxygène, qui favorise la formation de dioxydes. Donc les câbles sérieux sont traités anti-oxydation, tout simplement (ouf !)

Un petit mot au passage pour la bi-amplification :
On sait que les fréquences graves véhiculent un champ magnétique très important. On sait aussi que ce champ magnétique, au niveau microscopique, modifie les caractéristiques électriques du câble, qui a son tour modifie les caractéristiques magnétiques des fréquences élevées, plus faibles et plus fragiles… C’est pourquoi (entre autres, car je ne parle ici que de la partie câble) la bi-amplification, avec filtre de séparation immédiatement derrière les amplis, et bi-câblage, donne de si bons résultats: les fréquences graves sont isolées des aigus, et ne provoquent pas les perturbations magnétiques décrites plus haut. Le son est ainsi plus vrai, plus franc, plus dynamique.

Jean-Patrick Grumberg

Une approche du DTS 24/96

Une approche du DTS 24/96
DTS96/24Rod Duggan a oeuvré au sein de l’industrie audio professionnelle depuis son tout premier poste d’ingénieur-test d’enceintes acoustiques et de microphones pour la BBC en 1970. Puis il fit ses études à l’école Polytechnique de Liverpool en 1975. Quelques années plus tard, il travaillait pour un studio d’enregistrement et vit venir la fin de la période des enregistrements tout-analogique. Puis, c’est chez Sony qu’il se dirige, où il occupe un poste d’ingénieur-technicien au départment Audio Numérique. C’est là-bas même que son équipe et lui participent au lancement du Compact Disc et du « PCM-3324 Multitrack Digital recording » auprès de l’industrie anglaise au début des années 80. Il fonde Totalsystems en 1984 (matériel, installations professionnelles…). En 1997, il se rend à Berkeley, en Californie, et rejoint le Saul Zaentz Film Center fondé par Francis Ford Coppola. Il travaille lors des sessions de mixage de bande-son de quelques grosses productions comme Le Talentueux Mr Ripley ou encore Boogie Nights, pour ne citer qu’eux. Début 2000, il intègre DTS UK, et occupe dèslors le poste de Technicien Ingénieur pour l’encodage DTS des films et des DVD.

Voici, en exclusivité sur ‘DTS-Phile’, les premiers détails techniques et les premières observations d’un professionnel qui a participé au développement du nouveau codage DTS:

1- Comment définiriez-vous cette nouvelle mouture ?

Il ne s’agit pas d’une nouvelle mouture à proprement parler. Il s’agit plutôt d’une manière particulièrement intelligente de se maintenir, de s’adapter aux avancements du monde de l’audio numérique sans pour autant générer des incompatibilités avec leséquipements dont les spectateurs disposent ou dont ils ont récemment fait l’achat. Lorsque les développements techniques évoluent plus vite que la disponibilité du matériel, nous faisonstrès souvent face à de gros dilemmes!

Pour en revenir au DTS 24/96, je le considérerais plus comme un développement, une amélioration du format existant. Dans cette nouvelle évolution, nous avons conservé le format régulier/habituel dans le train de bits, et avons ajouté des informations audio comme une option dont les tous nouveaux décodeurs tireront l’avantage.

2- Comment doit-on la nommer? S’agit-il d’un nouveau codec, d’une nouvelle variation?

Le DTS 24/96 correspondà une nouvelle variation, similaire dans une certaine mesureau DTS ES Discrete.

3- Quel est le but direct de cette nouvelle option ?

Le but recherché,en premier lieu, consiste à concrètement donner aux auditeurs l’accès à la très haute qualité et à l’incroyable niveau de détail que contient une bande-son surround 5.1 encodée sous 24 Bits et à la fréquence d’échantillonnage de 96 Khz. Le niveau de détail, la clarté de même que la chaleur qui en émanent sont sincèrement très plaisants à entendre.

4- D’un point de vue strictement technique, de quoi cette évolution est t-elle composée ? Affecte t-elle le codec DTS habituel ?

Le train de bits de régulier 24 Bits (ces derniers 24 Bits sont à eux seuls une avancée par rapport au DTS Coherent Acoustic que nous connaissons sur DVD: jusqu’à ce jour, les DVD DTS étaient encodés sous 20 Bits, NDLR) et 48 Khz dont le signal est entièrement composé est encodé comme à l’ordinaire et se présente comme la matrice. Cependant, le nouvel encodeur dont nous disposons repère les autres informations enregistrées en extra sous 48 Khz et les encode comme une extension qui complète le signal principal, tout en utilisant bien moins de données que ce dernier, tout simplement parce qu’il y a moins d’informations contenues dans cette partie optionnelle, cette extension du signal. Cette extension s’ajoute d’elle même lorsque le demande le signal principal, elle est détectée et décodée simultanément à la partie matrice du signal par la nouvelle génération de décodeurs. (De fait: 48 Khz pour la matrice et 48 Khz sur le signal optionnel amènent la fréquence d’échantillonnage finale, que l’on appellera dès lors « glissante », au chiffre record de 96 Khz, NDLR)

Les décodeurs actuels ne détecteront que les 48 Khz habituels du signal, et produiront le même signal que celui qui est à l’œuvre depuis quelques années déjà sur les DVD DTS. Les taux de transferts du DTS Coherent Acoustic (20/48) et du DTS 24/96 sont exactement les mêmes, tant est si bien que les lecteurs DVD actuels retranscriront le nouveau format sans qu’aucune modification ne soit exigée. Pour ainsi dire, le nouveau DTS 24/96 sera lisible sur les équipements courants sans l’ombre d’un problème.

5- Y aura t-il des problèmes liés à la mise à jour du matériel de décodage et du parc des lecteurs DVD actuels?

Je doute fort que des upgrades (mise à jour) soient disponibles… mais de nouveaux décodeurs feront leur apparition dès cet automne. Tous incluront cette nouvelle ‘option’. Comme il n’y aura aucune retombée négative sur les matériels habituels et courants, tous les DVD seront lisibles comme ils se sont à l’heure actuelle, et il suffira à l’auditeur de mettre à jour la partie décodage de son matériel s’il désire accéder à la pleine mesure de la résolution 24 Bits 96 Khz. Il n’y aura donc pas de désavantage réel à garder son équipement courant.

6- Comment décrire et définir ‘ l’addition théorique ‘ concernant la qualité acoustique globale ?

« L’addition théorique » à laquelle vous référez n’est pas quantifiable à proprement parler précisément parce qu’elle concerne le spectre audio qui se situe au delà des fréquences audibles par l’oreille humaine (24 Khz-48 Khz). Ainsi, on pourrait presque être tenté de dire que cela n’ajoute rien! Cependant, de plus en plus d’ingénieurs du son expriment le souhait que l’enregistrement soit réalisé sous 24 Bits et à la résolution de 96 Khz. la raison en est simple et fort justifiée: ils préfèrent que la qualité d’écoute qui est la leur derrière les consoles soit entièrement « rétrocédée » à l’auditeur final, à tous les auditeurs finaux.

7- Comment le DTS 24/96 se comporte t-il si on le compare avec son master? A-t-il été désigné pour la musique, les bande-son cinéma? Quels enregistrements vont le plus bénéficier de ces nouvelles qualités?

J’ai pu personnellement réaliser des écoutes, et on découvre que, très occasionnellement, de toutes petites différences presque inqualifiables font leur apparition et diffèrent du master. Principalement,il s’agit d’une sorte d’adoucissement de fortes transitoires et d’harmoniques. Je dirais que les différences entre le DTS 24/96 et son masters ont moins prononcées que lorsque l’on compare une très bonne cassette analogique 15ips SR avec son master. En ce qui concerne le DTS 24/96, la différence d’avec le master est qualifiable de bénigne et est indétectable à l’oreille.

8- Avez-vous pu réaliser des écoutes en avant-première? Quelle est la différence la plus marquante entre le codage DTS 20/48 habituel sur DVD et le nouveau DTS 24/96 ?

Oui, tout à fait. Nous avons parfaitement calibré une installation au récent congrès de l’AES à Amsterdam. Nous avons utilisé et calibré des haut-parleurs ATC et des convertisseurs dCS. La ‘chaleur sonore’, les détails et la profondeur de la musique étaient absolument saisissants et délicieux lors de nos écoutes et démonstrations. Vous pouviez fermer les yeux et entendre une myriade de sons chaleureux et ravissants (traduction littérale, NDLR) se déplacer harmonieusement. Ceci concernait la musique et les ambiances enregistrées sur la bande-son.

9- Quels sont les titres qui bénéficieront en premier de ce nouveau codage ?

Nous ne le savons pas encore. Mais vous en serez informé !

10- Question annexe: le son DTS sur support DVD: Pourquoi trouve t-on bien souvent un rendu des basses fréquences moindre en DTS lorsque l’on compare directement au Dolby Digital? Est-ce dû aux restrictions, à un problème de pagesize (taux global de données sur un DVD) ?

(traduction approximative une nouvelle est en étude…)

Les filtres passe-bas utilisés sont entièrement différents entre les deux formats. Les filtres qu’emploie Dolby sont optimisés en niveau, ce qui donne, en résultat direct, une bonne réponse en fréquence, réponse qui est linéaire. Cependant,il faut garder à l’esprit que la réponse en phase grimpe à 180 degrés, ce qui a comme conséquence l’annulation pure et simple de dispersion spatiale lorsque le spectre du registre grave est partagé avec les autres voies.

A l’inverse, le codage DTS choisit une bonne réponse en fréquence au prix de la linéarité de la réponse, tant est si bien que nos codages commencent à roller (des précisions à venir sur ce terme, NDLR…) à 85 Hz, mais sont en cohérence de phase et en cohérence spatiale avec toutes les autres voies. La différence observable reviendrait à dire qu’il y a un peu moins de basses dans la région des 85 et 120 Hz du spectre que développe DTS.

Merci à Stéphane Roger de http://www.digital-surround.fr.st

Le Dolby Prologic II

Dolby Pro Logic II

Qu’est ce que c’est, à quoi ça sert, et quelle est la différence avec le DolbyPro Logic et le Dolby Digital.

Le DPL2 est surtout destiné aux programmes télés, aux K7 vidéo, et à la musique stéréo. Il permet de créer un ambiance presque aussi bonne qu’en DD, mais à partir de sources analogiques.

Les points principaux à retenir :

– Le DPL2 concerne les films en K7 vidéos stéréo, les programmes Nicam stéréo de la télé, et la musique en stéréo.

– Contrairement au DPL, les surround du DPL2 sont stéréo.

– Contrairement au DPL qui coupe les surround à 7Khz, le DPL2 est large bande, de 20 à 20Khz. Conséquence, il faut utiliser des vraies enceintes en surround, car elles reçoivent un message bien plus riche et plus puissant. Conséquence sur le son : l’image sonore est plus large, les effets sont plus réalistes, les surround sont plus présentes, plus proches de ce qu’on ressent en DD.

– 3 modes sont disponibles pour améliorer l’image sonore d’une source musicale : le mode panorama, équivalent du DSP 5ch stéréo de chez Denon (la stéréo avant est transposée aux surround), le contrôle spatial (pour ajuster la balance avant arrière)et le contrôle de profondeur (pour déplacer une partie des informations de la centrale vers les enceintes principales, si par exemple la voix semble trop centrée).

– Appliqué à la musique, le signal sonore n’est pas dégradé comme avec le DPL, et on peut créer un effet 5.1 tout à fait convainquant.

DPL
DPL2
Dolby Digital
Source
Analogique.
Télé Nicam, K7 vidéo stéréo
Analogique.
Télé Nicam, K7 vidéo stéréo
Programmes musicaux stéréo
Numérique.
DVD DD
Mode de sortie
2 canaux stéréo avant + centrale+ 2 surround en mono
2 canaux stéréo avant + centrale+ 2 surround en stéréo
2 canaux stéréo avant + centrale+ 2 surround en stéréo + caisson
Limites surround
Mono coupée à 7Khz
Stéréo, large bande 20 à20KHz
Stéréo, large bande 20 à20KHz
Effets
Aucun
Panorama, contrôle spatial, contrôlede profondeur
Résultat
Faible sur les surround
Proche du DD, permet de faire revivre vos K7 vidéo,et donner une nouvelle dimension aux programmes télé

Comment placer un caisson

Tout le monde parle de grave, de médium, d’aigus, d’infra graves. Mais qu’est ce que c’est au juste ?!
Et bien voici. On dit merci Mr Hifissimo !


L’infra grave commence à zéro et va jusqu’à 20 Hertz. Le grave va de 20 à 500Hz.
Le médium commence à 500Hz et passe la main à l’aigu à 5000Hz.

L’aigu commence à ce moment là, et va jusqu’à 20.000Hz. Ensuite, ce sont les ultra sons.

L’emplacement du caisson dans la pièce est fondamental. Peu de gens le savent, mais selon l’emplacement, le son venant du caisson peut très facilement être divisé par 10 !

Résultat, beaucoup d’écoutes qui concluent à la mauvaise qualité d’un caisson, ou à un son mou, sont en réalité dues à son mauvais placement.

Par ailleurs, les sons extrême grave n’étant pas faciles à localiser, la plupart des gens en concluent que l’on peut donc placer le caisson n’importe où ! Grosse erreur !

Car si l’oreille humaine ne distingue pas bien la provenance des sons très graves, cela ne veut pas dire qu’a l’inverse les sons très graves se déplacent dans tous les sens. Ils se déplacent au contraire selon des règles très précises, parfaitement connues, et de façon extrêmement inégale dans la pièce. C’est pour cela que selon l’endroit où l’on se trouve, et l’endroit où il est placé, l’intensité peut varier de 1 à 10.

Avant tout réglage, il faut commencer par trouver le bon emplacement du caisson. Il y a pour cela plusieurs méthodes.

La première :
Placez votre caisson à votre emplacement d’écoute. Prenez un disque test dans un magazine, ou achetez en un, ou au pire, mettez un DVD qui a beaucoup d’explosions. Coupez tous les autres canaux. Déplacez vous dans la pièce, et écoutez la qualité du grave. Là où il est le plus ferme et le plus puissant, c’est làque vous devez placer le caisson…

La seconde :
Si vous avez un caisson dont le HP est sur le devant, mettez le sur un skateboard, et avec l’aide de quelqu’un, déplacez le dans toute la pièce. Faites vos tests d’écoute avec le DVD de test, et quand le grave a le plus d’impact, qu’il est le plus ferme et le plus puissant, c’est là que vous devez placer le caisson. Il est bon, pour ce test, de disposer d’un sonomètre pour mesurer avec précision le volume sonore.

La dernière méthode, plus scientifique, consiste à éliminer le plus grand ennemi des graves, les ondes stationnaires des 4 premières harmoniques (25, 50, 75 et 100 Hz). Mais rassurez vous, je ne vais pas vous faire un cours d’acoustique !
Mesurez les dimensions de votre pièce, hauteur, largeur et profondeur (si les murs ou le plafond ne sont pas parallèles, prenez des moyennes). Divisez ensuite 345 par le double des dimensions trouvées. Le résultat vous donne les ondes stationnaires prédatrices du grave pour VOTRE pièce. Les fréquences ou votre pièce détruit le grave. Pour les réduire, vous devez déplacer votre emplacement d’écoute et votre caisson. Évitez de mettre le canapé et le caisson au 1/4 de la longueur de votre pièce, là ou la pression acoustique est la plus faible.
Et faites des tests avec le sonomètre situé aux emplacements possibles du canapé, et un disque test calé aux fréquences que vous avez trouvé.

Le bon placement, c’est quand le couple caisson/canapé est le moins perturbé par les fréquences stationnaires, donc quand l’impact et la puissance sont les plus forts à ces fréquences.

Jean Patrick Grumberg

© Hifissimo 2001
Toute utilisation ou reproduction est soumise à autorisation.
(qu’on ne vous refusera très probablement pas)

Choisir son lecteur CD

Choisir son lecteur CD :
Lecteur CD

Sur le papier, il existe assez peu de différences entre les lecteurs CD. Une platine CD reste un appareil simple, aux fonctions standard. Sur quels critères choisir, alors ?

Soit vous êtes un amateur très exigeant et vous choisirez une platine CD pour ses qualités musicales avant tout, soit vous serez plus influencé par la simplicité de mise en œuvre et d’utilisation, et son prix, bien entendu. Je classerai à part les platines de type juke-box ou les lecteur MP3, offrant effectivement des caractéristiques inhabituelles, et laisserai de côté les gadgets du type variation du pitch et autre volume numérique.
Au passage, une remarque importante : L’étude des caractéristiques constructeur présente généralement peu d’intérêt et n’aident pas à faire son choix. Un rapport signal/bruit, par exemple, ne permet en aucun cas de juger de la qualité musicale d’un appareil !

A vos marques :
Un point à considérer tout d’abord : la marque du lecteur. Si vous possédez déjà un amplificateur, il est fort probable que sa télécommande puisse piloter directement un lecteur CD du même constructeur. Si vous ne possédez pas de télécommande universelle, cet avantage peut avoir son importance.

En-dehors de cette adéquation de télécommande, et de toutes considérations esthétiques, il n’existe pas d’autre raison de choisir un lecteur CD de la même marque que votre amplificateur.
Donc, avant toute chose, regardez la télécommande de votre ampli. Elle peut piloter un lecteur CD ? C’est déjà une première piste.


Des fils et des platines :

Les platines CD, peu ou prou semblables en façade (à l’exception de la prise casque – souvent présente mais rarement utile), disposent de connexions plus ou moins fournies en face arrière : les plus simples ne proposent qu’une sortie stéréo, donc deux prises RCA, une rouge pour le canal droit, et une noire pour le canal gauche (ces sorties sont dites analogiques, mais ne vous effrayez pas de ce terme, il est secondaire ici), là où les platines les plus généreuses proposeront deux sorties analogiques, et une ou deux sorties numériques (qui peuvent être coaxiales ou optiques, là encore, pas de panique avec ces termes barbares, c’est secondaire). Il peut en outre s’y trouver une ou des prises servant à commander le lecteur depuis un ampli de la même marque.(Certains appareils très haut de gamme disposent de connecteurs pour signaux symétriques, dépassant le cadre de cette fiche).

Si vous possédez un bon amplificateur avec des entrées numériques, un amplificateur home-cinéma avec décodeur DTS, ou une platine Minidisc, il vous faut une ou deux de ces sorties numériques.

Contrairement aux idées reçues, la sortie numérique optique n’est pas meilleure que la sortie numérique coaxiale. Vérifiez plutôt quel type de sortie il vous faut pour relier vos différents éléments entre eux.

Des convertisseurs optique vers coaxial (et inversement) existent, mais ils constitueront un surcoût évitable, et ne respectent pas toujours les signaux qu’ils convertissent.

Au passage, si vous possédez une platine DVD, celle-ci peut faire office de lecteur CD. Notez toutefois que certains lecteurs DVD refusent de lire les CD-R (gravés), et si vous êtes exigeant sur la qualité, sachez aussi que la qualité de la plupart des lecteurs DVD est à près du niveau d’un lecteur CD de bas de gamme.

Entre les oreilles :
Si vous avez une belle installation et des oreilles exercées,vous rechercherez une platine CD ayant une bonne qualité musicale. Si vous croyez que toutes les platines CD se valent, détrompez-vous! Si effectivement les informations gravées sur un CD sont numériques, votre ampli, vos enceintes, ont besoin de signaux analogiques. Donc à un moment ou à un autre, il va falloir convertir ces signaux numériques inscrits sur le CD, en signaux analogiques compréhensibles par l’ampli. Or le type et la qualité des convertisseurs numérique- vers- analogique, et tous les étages électroniques qui vont avec, influencent beaucoup la qualité finale. Une oreille non exercée peut très facilement le constater entre deux platines n’ayant que 1000F d’écart. On trouve d’ailleurs de très bonnes platines à des prix tout à fait raisonnables : certaines références autours de 2000F sont devenues des petites légendes…

Les convertisseurs proposés par les différents constructeurs(legato link, AL24, etc.) induisent parfois un style sonore qui peut déplaire (le legato link est d’ailleurs débrayable sur certaines platines Pioneer), donc je ne saurais trop vous conseiller d’écouter avant d’acheter, règle immuable pour tout amateur exigeant.

Si vous utilisez la sortie numérique (optique ou coaxiale) du lecteur, vous n’utilisez alors plus les convertisseurs internes au lecteur, mais ceux de votre ampli. Sachez que la qualité du « transport » (c’est le nom de la mécanique de l’appareil) et des électroniques qui vont avec, peut modifier la qualité du son. De petits décalages temporels (jitter, ou gigue) et des erreurs de lecture peuvent en effet dégrader l’écoute.

En d’autres termes, une platine d’entrée de gamme, même sur sa sortie numérique, ne remplace pas un appareil plus sérieux, connecté en numérique lui aussi.

Des codages :
Un autre point pouvant attirer l’acheteur audiophile, ou l’amateur exigeant,est le décodage HDCD. Le nombre de CD respectant ce format est plus important qu’on ne pourrait le croire (seul un discret logo permet de les différencier d’un CD normal, et vous en avez probablement plus d’un sans le savoir), et ce décodage apporte un surcroît de dynamique appréciable (20 bits théoriques à comparer aux 16 bits du CD habituel)… sur une platine compatible. Certains rares lecteurs DVD proposent aussi ce décodage.

Enfin, les constructeurs ont fini par réaliser le potentiel commercial du décodage MP3. Si vous êtes de ceux qui gravent des CD MP3, vous savez que vous pouvez disposer de 10 heures de musique sans changer de disque. N’espérez quand-même pas la qualité d’un CD audio, mais avouons que ce peut être pratique.

Hors gabarit :
Pour terminer, les juke-box acceptent maintenant 200 à 300 disques et peuvent être intéressants. Leur maniement est plus ou moins simple ; certains sont chaînables entre eux (si vous possédez plus de 300 disques, vous pouvez ajouter un second lecteur) ; certains lisent les titres au format CD-Text sur les (rares) disques encodés; certains peuvent même se connecter à internet (via votre PC) pour télécharger automatiquement tous les titres des CD qui s’y trouvent. En-dehors des conseils de choix énoncés précédemment, étudiez donc précisément les possibilités de l’appareil avant de craquer.

Il est regrettable que le positionnement actuel de ces  » entrepôts à CD  » les limite la plupart du temps à des qualités de construction et esthétiques très discutables. N’espérez pas non plus trouver des juke-box audiophiles pour le moment.

La douloureuse :
Reste la question du prix. Une règle simple est de ne pas consacrer un budget délirant à un élément isolé de votre installation : le meilleur des lecteurs CD banché sur un ampli moyen et des enceintes quelconques ne donnera jamais le meilleur de ses possibilités. La règle en or à garder en mémoire, c’est qu’une install est toujours du niveau de son élément le plus faible. Donc, si vous disposez d’une installation d’entrée de gamme, inutile d’y adjoindre un lecteur de haut vol… sauf si cela constitue la première étape d’un rééquipement progressif.
A l’inverse, une belle installation fera ressortir les défauts d’un lecteur CD moins bon. Ne panachez donc pas trop les qualités.

Sans pouvoir entrer trop dans le détail (car ensuite il faut raisonner appareil par appareil), voici quelques règles directrices.
Avec une installation d’entrée de gamme, ou, si vous préférez, si vos enceintes ne dépassent pas les 1000F pièce environ, n’investissez pas plus de 2000F dans le lecteur. Si vos enceintes sont plus dans la tranche des 2/3000F, et que votre ampli est en proportion,vous entendrez la différence entre un bon lecteur à 1500Fet un bon lecteur à 3000F. Si vos enceintes valent plus de 3000F l’une, vous pouvez aisément investir dans un lecteur coûtant dans les 4/5000F et profitez de toutes les finesses qu’il offre : précision des timbres, placement impeccable des instruments dans l’espace, aération et donc clarté du message entre les différents instruments, fermeté du grave, etc…

Et quelque soit le modèle, ne négligez jamais la qualité du câble. Dès les modèles d’entrée de gamme, le câble livré d’origine est à mettre de coté, enfin, à la poubelle quoi ! et doit être remplacé par un câble en harmonie avec le niveau du lecteur, et de votre install. Mais ceci est vrai pour tous les maillons de votre système.

© Hifissimo 2001,
© Marc-Etienne HUNEAU 2001
Toute utilisation ou reproduction est soumise à autorisation.
(qu’on ne vous refusera très probablement pas)